Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 10:46

P1040210.JPGPour cham el nessim, la fête du début du printemps, la famille du patron avait l’habitude de se réunir au grand complet, à Haraneya, un village situé à quelques kilomètres de la pyramide de Sakkarah où le tonton sculpteur du patron, P1040224.JPGAdam Henein, avait construit une belle maison il y a déjà une quarantaine d’années. Avec les années, l’autre tonton du patron, Nessim, qui travaille à l’IFAO, l’institut français d’archéologie orientale, est venu s’installer aussi dans une partie du terrain et, lui aussi a construit une magnifique maison. P1040218.JPGComme les deux tontons sont les seuls membres de la famille qui ont le luxe d’avoir une maison avec jardin, un vrai luxe quand on vit au Caire, leurs maisons sont devenues le havre de paix et de repos pour passer, en toute tranquillité, le jour de cham el nessim. Cette année, Nessim, qui adore particulièrement le frère du patron, a fait l’effort d’accueillir tout le monde, une trentaine de personnes, pour ce jour de fête. P1040133.JPGAntoinette, sa femme suisse, avait aussi préparé depuis quelques temps, plein de bons petits plats « végétariens », et quelques autres membres féminins de la famille avaient concocté d’autres plats moins végétariens. C’était surtout l’occasion pour la grande famille de voir le fameux fils émigré et de passer une journée tranquille avec lui. Chacun voulait avoir le plaisir de parler avec lui, de savoir comment va cette vie tant rêvée au Canada. P1040130.JPGDe son côté, Ramez aussi voulait savoir comment chacun arrivait à vivre dans cette Egypte qui est devenue « trop dure pour y vivre » ! Souvent les discutions se transformaient en plainte : chacun se plaignait de quelque chose : la cherté de la vie, la montée de l’intégrisme religieux, l’âge qui avance et qui ne laisse personne tranquille. Comme le patron n’avait pas envie de déprimer pour ce jour de fête, il passait son temps à éterniser ces moments en prenant tout le monde en photo. P1040091-copie-1.JPGIl a profité aussi de faire un petit saut dans l’atelier du tonton sculpteur, P1040176.JPGet a eu l’occasion de papoter avec le beau Mahmoud, l’assistant de son tonton, originaire d’Assouan, qui travaille avec Adam depuis plus qu’une dizaine d’années. Mahmoud est devenu un vrai artiste lui aussi, a appris à travailler le granit, et mouler ses statues en bronze. Dernièrement, il a eu l’honneur de gagner le premier prix du Jury pour l’exposition annuelle des jeunes sculpteurs égyptiens. P1040177.JPGIl a même exposé plusieurs fois avec d’autres disciples du tonton. Le patron avait visité cette exposition et avait d’ailleurs écrit un article là-dessus. Autre disciple du tonton, c’est son propre chauffeur Abdo. Il avait commencé avec le tonton en le conduisant à droite et à gauche, vue que Adam ne conduit pas. Puis, petit à petit, il a commencé à aider le tonton pour patiner les statues de bronze. Ainsi, P1040185.JPGil est devenu parmi les meilleures personnes à patiner en Egypte. Après avoir découvert son talent dans ce domaine, il a totalement abandonné le métier de chauffeur pour devenir assistant personnel du tonton. On le surnomme d’ailleurs Abdo Patina, tellement il a montré qu’il était compétent dans ce domaine. A cause de l’humidité qui provient du petit canal qui longe la maison, la vieille maison d’Adam a dû être rasée.P1040186.JPG Actuellement ce sont les statues en bronze en finission qui occupent la place de la maison. Un projet d’un musée pour ses œuvres devrait voir le jour, mais tout se passe tellement lentement en Egypte. P1040189.JPGHeureusement, la Bibliothèque d’Alexandrie vient de consacrer une salle entière pour la transformer en exposition permanente de quelques œuvres que le tonton sculpteur a offerts dernièrement à la Bibliothèque. Le patron encourage donc ses amis lecteurs et ses clients d’aller voir la salle d’expo lors de leur prochain passage à Alexandrie.

Bref, la journée a continué dans une bonne ambiance générale.P1040121.JPG Nessim, le tonton rigolo, a profité de la présence de toute la troisième génération, uniquement des filles, pour poser. Ainsi, les deux plus jeunes, Mariam et Sara, filles du cousin du patron, ensuite, Aya et Nour, filles de la cousine germaine du patron et enfin Caroline et Dina, les fameuses nièces du patron. Evidement, toute la famille regardait avec regret le patron, le seul de la deuxième génération qui n’a pas opté pour une vie de famille et du coup, n’a pas donné pleinement le bonheur ni à ses parents, ni à la famille entière, d’avoir des enfants. P1040200.JPGMais, depuis le temps que, durant chaque réunion de famille, il entend ces remarques déplaisantes, le patron fait la sourde oreille et tourne la discussion à la dérive en leur disant qu’il a déjà deux chats et que c’est déjà très suffisant ! Dans une société égyptienne où la famille est le noyau dur de la société, où on fait des enfants pour qu’ils en fassent à leur tour, vivre en célibataire est souvent vu d’un mauvais œil. Mais, le patron a appris aussi, depuis longtemps, à ne pas se faire dicter un code de vie par les autres. P1040196.JPGLes autres finissent toujours par se faire aux choix personnels de chacun, bien que, de temps en temps, des remarques déplaisantes puissent faire surface. Dans ces cas, jouer au photographe de famille est aussi un bon échappatoire : ça fait plaisir à tout le monde, ça fait des souvenirs, ça permet de changer de discutions, de sauter de discutions en discutions en changeant vite les interlocuteurs. C’est peut être ça le secret du patron : essayer de trouver du positive dans toutes les situations que la vie offre.P1040173.JPG En gros, journée inoubliable, réunion de famille durant laquelle le patron a essayé de profiter aussi de tous ceux qui occupent une partie de sa vie.

PS: Le patron a écrit cet article en attendant pendant 5 bonnes heures chez l'ophtalmo pour sa visite. ça lui a permi de tuer le temps, de ne pas trop paniquer comme chaque fois face à ce qu'il allait entendre du médecin. Bref, au bout de ces cinq heures d'attente, tout va bien: La rétine est toujours en place, pas de fibroses. La vie continue donc !

 

Par nagui chehata
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 13:01

P1030993.JPGComme la mère du patron connait que son cher fils ainé adore la cuisine et est un bon connaisseur des saveurs et des goûts, elle s’était longuement préparée en avance pour cuisiner tous les plats égyptiens traditionnels de la fête de Pâques. Depuis, déjà trois semaines, elle s’agitait chez elle pour planifier quand est ce qu’elle devait acheter les viandes, les épices, le canard, les pâtes feuilletées, les feuilles de vignes, les sucreries, etc. De temps en temps, elle téléphonait au patron énervée qu’il ne l’aide pas plus dans ses courses, lui disant qu’elle n’avait plus l’âge de s’occuper de tout cela toute seule, que le patron vivait dans son monde à lui, qu’il devait plus s’investir avec elle dans la préparation des grandes bouffes pour l’arrivée tant attendue du Canada. Le patron lui, habitué à ce genre d’attaque quasi quotidienne, ne se défendait plus. Il essayait de voir avec elle quand est ce que lui aussi était libre pour pouvoir faire toutes ces courses avec sa chère maman. Mais, malheureusement, ça ne convenait jamais à sa mère, et, ne tenant plus sur place, elle partait, seule souvent, acheter ce qu’elle voulait. Pour ces jours de fêtes, le patron lui avait promis de l’aider plus pour la préparation de la table, pour s’occuper des mezzés, pour faire un peu le service de garçon de restaurant, ainsi, sa chère mère pouvait, elle, profiter tranquillement de son fils ainé.P1040004.JPG Il est vrai aussi que le frère du patron et sa petite famille étaient encore déboussolés par le décalage horaire entre le Canada et l’Egypte, décalage de sept heures qui épuise tout voyageur. Pour ce repas de fête, le samedi saint soir, le père du patron a tenu encore a remercier Dieu du bonheur de se retrouver tous autour d’une table, ainsi réunis, et d’avoir permis au frère du patron de revenir en Egypte, tout en espérant que cela se reproduise plus souvent. Au menu du jour, le buffet était au grand complet :P1030999.JPG La fatta ( mettre du pain baladi coupé en petit morceaux, déjà trempé dans du bouillon de viande au fond de l’assiette, ajouter du riz blanc, ajouter ensuite de la sauce tomate à base d’ail et de vinaigre, ajouter la viande qu’on a retiré du bouillon). La kamouneya (morceaux de viande à base d’ail et de cumin dans un peu de sauce). Les œufs mezza’alel ( des œufs à la coque qu’on fait frire dans du beure et qu’on mange mélangés avec du sel et du cumin). P1040015.JPGVoilà les plats traditionnels de ce samedi saint chez la famille du patron et que la belle sœur du patron tient à faire, même au Canada, pour créer la même ambiance de fête.

Le dimanche de Pâques, à midi, comme chaque année, les deux tontons du patron arrivent pour passer la journée aussi en famille. Cette année, le grand évènement était, bien sûr, la présence des nièces, qui faisaient le bonheur de tout le monde. P1040036.JPGDina, bientôt 13 ans, donc, en plein croissance, s’attirait tous les compliments de la famille, qui remarquait avec grand plaisir comment, de petite fille, elle est devenue maintenant une charmante jeune demoiselle, bien dans sa peau et rayonnante. P1040031.JPGQuant à Caroline, bientôt 18 ans, elle continuait à séduire les vieux de la famille par sa douceur et sa personnalité qui continue à murir. Il est vrai que les nièces du patron sont les premières dans la troisième génération, et du coup, il est un peu normal qu’elles attirent toute cette attention. Le patron, passait son temps à prendre tout ce beau monde en photo, mais, a quand même pu se faire prendre P1040065.JPGquelques fois en photo en pensant à son blog et à l’article qu’il aimerait partager avec ses lecteurs. Puis, enfin, l’heure du grand repas de Pâques a sonné : Tout le monde à table : au menu du jour, Molokheya, riz blanc, canard à l’orange (fait par le patron), canard farci au blé concassé, feuilles de vigne farcis, Ro’aa (pâte feuilletée farci à la viande hachée), salades variées. P1040071.JPGLe bon buffet de jour de fête qui réunit, comme chaque année toute la famille du patron (au moins, ceux qui sont encore en Egypte) car beaucoup ont déjà quitté le pays pour s’installer aux Etats-Unis, ou au Canada. Bref, cette année, ceux du Canada étaient tous à table pour dévorer les bons plats de la mère du patron.

Par nagui chehata
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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 17:59

P1030927.JPGLa plus part des lecteurs du blog ont trouvé la bonne réponse de la devinette posée par le patron. En effet, la famille du patron a eu le bonheur de se réunir au grand complet durant les fêtes de pâques et ce, grâce à la visite inattendue du frère du patron qui vit déjà depuis une dizaine d’années au Canada. Comme cette année, la Pâques Catholique coïncidait avec celle orthodoxe, et comme, depuis son départ au Canada, le frère du patron n’avait pas eu l’occasion de passer des fêtes en famille,P1030929.JPG il a décidé de faire ce long voyage, rien que pour une semaine, pour le plus grand bonheur de tous les membres de la famille. Déjà excitée à l’idée de retrouver son fils ainé chéri, ses petites filles tant désirées et sa belle fille avec qui elle s’entend à merveille, la mère du patron avait commencé à préparer les plats traditionnelles, tout doucement, pour que la petite famille désormais canadienne, retrouve toutes les senteurs et les saveurs d’autrefois ! Le frère du patron avait bien choisi l’heure et le jour de son arrivée au Caire : P1030946.JPGLe vendredi saint à quatorze heures. Juste le temps de les chercher à l’aéroport, le temps des retrouvailles, des bises, des larmes. En général, le patron, lui aussi, a du mal à retenir ses larmes lorsqu’il part à l’aéroport pour attendre l’arrivée de son frère. Il a beau essayer de cacher ses émotions pour ne pas avoir l’air ridicule, mais n’y arrive jamais et finit toujours à retrouver son frère, les yeux rouges et mouillés d’émotion.  Le temps aussi de ressortir vite les produits congelés qu’ils avaient ramenés du Canada, tradition purement égyptienne de laquelle le frère du patron n’a pas pu s’échapper.P1030951.JPG Il est vrai que les produits canadiens représentent une variété bien appétissante pour les Egyptiens, et bien que les supermarchés au Caire soient pleins de produits importés, il y a pleins d’autres produits que les parents du patron avaient goûtés lors de leur derniers séjour au Canada et qu’ils étaient tout content de pouvoir manger de nouveau en Egypte. La semaine s’annonçait bien appétissante, entre plats traditionnels de fêtes et produits canadiens. P1030959.JPGPuis, l’heure de la rupture du jeûne du vendredi saint s’étant approchée, la petite famille canadienne s’est mise à table, pour dévorer les plats traditionnels que tous les coptes mangent ce jour là : Nabet (fèves germées dans un bon bouillon), de la Taemeya (boulettes frites de fèves), des salades variées, etc. Pour commencer ce premier repas en grande famille, le père du patron a tenu à faire une petite prière de remerciement pour avoir eu cette occasion de se réunir de nouveau à table après tant d’années. De nouveau, le patron avait les yeux tout rouges d’émotion.

P1030960.JPGLa deuxième journée a commencé avec les youyous de Mariam, la femme de ménage du patron qui connait le frère du patron depuis trente cinq ans. En effet, Mariam avait commencé à travailler chez la mère du patron il y a très longtemps, et la famille la considère comme membre intégrant. Le patron lui avait caché l’arrivée de son frère et du coup, lorsqu’elle est arrivée à la maison, le samedi saint matin pour aider la mère du patron à préparer la cuisine, elle sautait littéralement de joie en voyant devant elle, Ramez, « son frère immigré » comme elle l’appelle. Elle adore aussi la belle sœur, et a passé une bonne heure à papoter avec Amira, la belle sœur du patron, lui cassant les oreilles avec ses histoires interminables. P1030969.JPGPuis, le patron a décidé d’emmener ses nièces Caroline et Dina à la pension de la joie, pour qu’elles voient les chats du patron qu’elles n’avaient pas encore eu l’occasion de rencontrer. Une fois à la pension, elles se sont étalées par terre pour jouer avec les chats qui se sont laissé totalement tripoter par ces deux jeunes demoiselles. Le patron a profité de leur présence à la pension pour leur montrer ses dernières acquisitions décoratives qu’il avait ramenées d’Istanbul et était tout fier de voir à quel point ses nièces s’extasiaient devant son talent pour la déco.

Par nagui chehata
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 01:00

P1040251.JPGLe patron de la pension de la joie voudrait voir si ses lecteurs et amis arriveraient à lui dire qui sont les quatre personnes sur la photo ! Si vous arrivez à trouver la réponse, chose pas très dure pour ceux et celles qui suivent le blog depuis quelques temps, il leur promet une bonne invitation à la pension de la joie pour manger une bonne glace sur le balcon de la pension. Alors …. ?

Par nagui chehata
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 06:52

P1040226.JPGAvec l’arrivée du printemps, le patron se sent mieux ! Il n’est pas de l’hiver lui et c’est pas pour rien qu’il a décidé de ne pas partir vivre dans ces pays froids du Nord où beaucoup d’autres Egyptiens qu’il connait ne rêvent que d’y aller. P1040227.JPGLui, si le ciel n’est pas bien bleu, si le soleil n’est pas bien haut, si les oiseaux ne chantent pas chaque matin dans les arbres devant ses fenêtres, il n’est pas bien ! Et qui dit arrivée du printemps, dit aussi renouveau du balcon de la pension. P1040228.JPGMême si le balcon de la pension de la joie est bien petit, le patron a tenu depuis son installation à la pension de le transformer en un petit jardin suspendu où il peut s’installer tranquillement le matin pour prendre son café et se laisser bercer par le chant des oiseaux matinaux du coin. Quelque fois, il est tout fier lorsqu’il surprend un passant qui jette un coup d’œil admirateur sur ce petit jardin suspendu. P1040233.JPGIl se dit alors que pour rien au monde il ne laisserai ce jardin et rêve au fond de lui que la vie lui donne l’occasion d’avoir un jour un vrai jardin, rien qu’un tout petit où il pourra laisser libre choix à son imagination pour le rendre un vrai paradis sur terre. P1040229.JPGEn attendant ce rêve impossible, il attend chaque année, non avec grand impatience, l’inauguration de la foire des plantes qui se déroule au fameux jardin el Orman, juste à côté du Zoo. P1040231.JPGChaque année, des dizaines de pépinières exposent durant plus qu’un mois, une variété étonnante de plantes d’intérieur, d’autres pour ceux qui ont le luxe d’avoir des jardins, d’autres enfin pour ceux qui, comme le patron, essayent d’avoir leurs petits jardins suspendus. Cette année, le patron a donc profité du calme d’un vendredi matin pour faire vite l’allée-retour, traversant pratiquement tout le Caire, du Nord au Sud, pour acheter une bonne quinzaine de plantes. P1040232.JPGIl avait envie de couleur le patron, et comme il regarde souvent à la télé des émissions de jardinage, il a commencé à mieux comprendre comment varier les couleurs, comment faire pour que son jardin soit encore plus beau.

Une fois de retour à la pension, après avoir été aidé par les fils du gardien de l’immeuble (le Bawab) pour faire monter tous ces pots de plantes, il devait surtout arracher les plantes mortes de l’année dernières, préparer la mélange terre- sable,P1040236.JPG puis enfin disposer les nouvelles plantes , nettoyer le balcon qui était dans un état terrible après le travail et enfin arroser les plantes pour qu’elles soient bien fixes dans la terre et pour que les racines ne prennent pas d’air ! Une fois terminé, il était bien fier du résultat. Il a disposé les plantes comme il voulait, variant les couleurs et les formes.P1040242.JPG Les chats observaient de tout près ce travail minutieux, taquinant de temps en temps le patron dans sa besogne verte ! Ainsi, la pension de la joie a retrouvé toute sa splendeur.

Par nagui chehata
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 17:16

Le patron de la pension de la joie est de retour ! Il est vrai que ce long silence qui a duré depuis un mois et demi a semblé bizarre à tous ses amis et ses lecteurs qui commençaient à s’inquiéter. Mais, comme il avait toujours décidé que son blog exprimerait la joie de vivre, et comme ces dernières semaines tout lui semblait aller mal au boulot, il n’avait pas envie d’exprimer sa colère et son dégout de l’incompétence de quelques personnes dans son milieu professionnel, il a préféré se taire jusqu’à ce que la tempête passe et que les beaux jours reprennent ! Maintenant la vie reprend ses couleurs, fades encore, mais quand même c’est mieux qu’avant.

P1020981.JPGEntre temps, la pension de la joie n’a pas cessé de recevoir des amis et des clients durant toute cette période. Heureusement que la vie donne quelques moments de bonheur au milieu de la détresse, moments qui sont comme des bouées de secours pour retrouver le sourire et la joie de vivre.

Un de ces moments de bonheur que la pension a connu c’est la visite de Sébastien, cette âme si sensible et cette volonté de combattre toutes les difficultés de santé rencontré après son grave accident. P1020987.JPGLe patron avait passé avec lui d’excellents moments il ya plus d’un an, et une très profonde amitié les avait liés tous les deux. Depuis, ils s’étaient envoyés quelques mails pour ne pas perdre contacte. Puis, finalement Sébastien est retourné au Caire pour un petit séjour et là, le patron a eu l’honneur de le revoir avec sa mère et sa sœur Anne-Catherine. Un vrai moment de bonheur de revoir que tout allait bien pour Sébastien et qu’il continue à avancer vers une nouvelle vie plus épanouie. De nouveau, le patron a expérimenté avec lui que ce qui  rend la vie intéressante ce sont souvent les difficultés qu’on rencontre et qu’on essaye à surmonter !

P1030660.JPGAutre visite importante que la pension de la joie a connue dernièrement, c’est celle de Josh, un ami canadien vivant en Angleterre et qui, lui aussi, a attrapé le virus de l’amour de L’Egypte. Le patron l’avait rencontré lors d’un séjour à Agami durant le mois du Ramadan passé et depuis, Josh est retourné en Egypte déjà deux fois. Pour cette deuxième visite à la pension, il avait promis au patron de ramener tout ce que le patron aime manger : du coup, pour un après midi très spécial, P1030657.JPGet avec la présence de Ramez l’ami alexandrin et de Ahmed également d’Alexandrie,P1030654.JPG le patron a eu le luxe de manger du saumon fumé, différents fromages français dont le patron raffole, le tout accompagné d’une bonne bouteille de champagne ! Le dessert : une bonne boite de chocolat suisse ! Un déjeuner de luxe, juste pour remonter le moral du patron pendant ces jours de stress terrible.

P1030614.JPGEt enfin, le patron a eu l’occasion de faire découvrir les charmes d’Héliopolis à son collègue et ami Olivier qui recevait la visite de son beau-père (lecteur fidèle du blog depuis déjà quelques temps) et de sa belle-mère. Après une promenade dans les rues de Korba, le patron les a fait découvrir les charmes de l’Amphitryon, célèbre restaurant à Hélio, puis, comme aussi c’était la période de la naissance du prophète, une petite visite à Kwedar, le fameux pâtisserieP1030621.JPG de la rue Bagdad où ils ont acheté quelques sucrerie typique pour la naissance du prophète et où le patron a acheté les fameuses sucreries orientales qu’ils ont tous gouté à la pension de la joie en compagnie d’un ami à eux qui fait ses études au Caire.P1030628.JPG Une visite éclaire à la pension de la joie qui a donné beaucoup de vie aux murs de la pension qui connaissaient depuis quelques temps une accalmie. P1030637.JPGBref, bien que le patron ait disparu de son blog, la vie à la pension, elle, n’a pas cessé de grouiller. Depuis une semaine déjà, le patron a aussi un nouveau client très sympa qui occupe la chambre numéro un, mais cela vaut un nouvel article à lui tout seul !

 

Par nagui chehata
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 06:00

P1030401Comme le patron a promis à ces lecteurs, il se lance aujourd’hui à raconter son séjour de rêve dans un hôtel de luxe à Hurghada. Chaque année, l’école où le patron travaille organise un séjour pendant les vacances de la mi-année, où ceux qui le désirent, peuvent aller et passer ensemble quelques jours. Le patron en avait fait l’expérience lors de sa première année de boulot, puis la vie a fait qu’il n’a jamais eu l’occasion de répéter l’expérience. P1030414Cette année, il comptait faire un séjour à Louxor et à Asswan, mais ces deux villes hautement fréquentées par les touristes et notamment par les égyptiens en période de vacances allaient être hors de prix pendant cette haute saison. Du coup, lorsqu’il a su que l’école organise un voyage de 5 jours dans un hôtel 4 étoiles à Hurghada pour la modeste somme de 600 livres tout compris, il n’a pas du tout hésité à se jeter à l’eau. Le « Tout compris » était un truc que le patron n’avait jamais encore expérimenté. P1030425En fait, dès qu’il est arrivé à l’hôtel, on lui a mis un petit bracelet bleu et on l’a conduit à sa chambre après une petite balade dans les jardins de l’hôtel. Chambre toute équipée avec salle de bain, et tout le confort et surtout un balcon d’où il pouvait avoir une vue panoramique sur les jardins où poussent des centaines d’arbres, de cactus, de fleurs limités à l’horizon par le bleu de la mer et du ciel : un paysage de rêve surtout pour le pauvre patron qui vit au Caire et pour qui le vert et l’air pur sont devenus des éléments de luxe. P1030478Le « Tout compris » aussi voulait dire que toutes les boissons sont gratuites ! Ça c’était du jamais vu pour le patron : il pouvait aller dans tous les bars de l’hôtel, celui au bord de la mer, rester en maillot de bain au soleil, et vider bière sur bière ! Le bonheur pour le patron qui est un grand buveur de bière. L’hôtel qui affichait plein grouillait de Russes, d’Allemands, de quelques Français et de peu d’Egyptiens. Difficile à sympathiser avec les Russes qui restent toujours entre eux et évitent tout contact avec les Egyptiens pour des raisons mystérieuses. P1030440Les Allemands eux étaient presque pareils aux Russes, et comme le patron ne parle pas ces deux langues il s’en foutait pas mal de leur manque de sociabilité ! Par contre, les français étaient plus ouverts et lançaient un petit bonjour timide d’abord quand ils s’accoudaient au bar pour demander une boisson. Là, le patron profitait pour discuter un peu et remarquer le bonheur de ceux-là qui avaient quitté des températures glaciales en France pour retrouver ici le plein été ! P1030518 Il faut dire que le climat était exceptionnellement chaud pour la saison et qu’une vague de grosse chaleur s’était abattue sur l’Egypte et qui dure encore depuis une dizaine de jours. Bref, des rencontres sympas, des promenades tranquilles, des buffets ouverts à longueur de journée, de l’alcool à volonté, des soirées de folies avec spectacles et danses jusqu’aux premiers rayons du soleil ! Tout est là pour offrir aux clients de l’hôtel un séjour de rêve ! P1030485Parfois, le Patron avait du mal à se rappeler qu’il était encore en Egypte, pays où le taux de pauvreté est bien élevé, où beaucoup de gens n’auront jamais l’occasion de mettre pied dans un endroit comme celui-là sauf peut-être pour y travailler comme serveur ou barman. Certes, la conscience en prend un coup quand on est client dans un lieu pareil. L’écart entre la réalité et le rêve est trop grand et malgré les bières qu’il descendait à longueur de la journée dans son gosier, le patron n’arrivait tout de même pas à calmer sa conscience. Bref, des vacances de rêves certes qu’il a pu passer pour se lancer bien dispo pour les quelques mois qui viennent. 

Par nagui chehata
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 19:18

 

 

P1030596Le patron de la pension de la joie vient de passer quelques jours merveilleux à Hurgada grâce à une sortie entre professeurs organisée par son école qui a réuni une trentaine de professeurs et leur famille. L’hôtel de luxe où il a passé ces quelques jours vaut, à lui seul, un article qu’il écrira très bientôt. Mais ce qui l’importe plus aujourd’hui c’est de raconter surtout la visite éclaire qu’il a faite lors de son retour au Caire. P1030564En effet, sur le chemin du retour, le bus a fait un tout petit détour pour visiter le fameux monastère de Saint Paul fondé depuis plus de seize siècles. La dernière fois que le patron avait visité ce monastère c’était en 1986 lorsqu’il venait de terminer son bac accompagné d’une amie à sa mère qui adore visiter les monastères coptes. P1030608Pour y accéder, le bus a donc dû faire un détour de la route principale Hurgada- Le Caire, quittant la côte de la mer rouge, pour s’enfoncer dans la montagne. Bien que les collègues du patron n’aient pas été sûrs que le monastère soit ouvert aux visiteurs en raison du carême, ils ont quand même tenté leur chance pour y aller. P1030563En fait, durant les cinquante cinq jours du carême, il est de tradition dans l’église copte que les monastères ferment leurs portes à tout visiteur pour permettre aux moines qui y vivent de s’isoler complètement et de retrouver ainsi une intimité plus profonde avec Dieu. P1030559Heureusement, ce jour-là, une partie du monastère était encore visitable et le détour en valait la chandelle. Une fois arrivé devant la muraille du monastère, le patron a découvert une cathédrale qui n’existait pas encore lors de sa dernière visite, construite juste à quelques mètres.P1030561 Il a appris plus tard qu’elle servait de lieu de messe durant les jours de fêtes pour les milliers de visiteurs qui y affluent pour « prendre la bénédiction du saint ».

Juste avant l’entrée du monastère, se trouve la maison d’accueil pour les femmes avec une inscription bien claire au dessus d’une porte en bois qui n’a pas d’âge : Interdit aux hommes ! P1030566Une fois à l’intérieur, le patron s’est laissé guider par ses pas pour découvrir des coins sympas du monastère avec une architecture typiquement copte. P1030569À un détour, il découvre une petite entrée entre les rochers : apparemment la grotte où est fondée une toute petite église bâtie juste à l’endroit où Saint Paul est mort. P1030571Comme dans tous les lieux saints de cette région, il est de tradition, même chez les coptes, d’enlever les chaussures par respect à la sainteté du lieu. Le patron a dû faire comme tout le monde pour pouvoir ainsi accéder à cette vieille grotte. P1030572Les fresques sur les murs et sur le plafond dateraient du sixième siècle et représentent souvent Jésus, ses disciples, des saints, des anges, etc. P1030575Une fois à l’intérieur de la petite église-grotte, il faut bien faire l’effort de supporter l’odeur du jus de chaussette avec, au moins une cinquantaine P1030579de personnes assises par terre, ou debout face à un cercueil couvert d’un tissu rouge avec le portrait de Saint Paul brodé dessus. Au premier abord, le patron a pensé que le cercueil était celui du Saint. Puis, il a dû attendre l’explication d’un moine assis à l’entrée de la grotte qui a pris la parole lorsque tous les visiteurs furent à l’intérieur.P1030588 D’après le moine, Saint Paul aurait vécu dans cet endroit pendant 90 ans, tout seul. Il buvait de l’eau d’une source d’eau qu’on peut voir jusqu’à présent mais qu’on a couverte par une énorme pierre. P1030585Pour se nourrir, depuis son arrivée dans ce lieu, un corbeau, qui de nature vole la nourriture, venait chaque jours à Saint Paul et lui apportait un demi pain. Saint Paul a vécu ainsi pendant ces longues années dans la prière, mangeant des dates que les palmiers environnants lui offraient, son demi pain quotidien et se couvrant avec de la toile qu’il prenait des palmiers, donc un tissus très dur vu la chaleur terrible dans cette région arride. P1030587Pendant 90 ans, il n’a rencontré personne et personne ne se souciait de sa présence. P1030583Il a été ainsi le premier ermite du monde. Puis, un jours, Saint Antoine, le père de la vie monastique a eu un songe dans lequel un ange lui disait que, bien loin dans ses montagnes vivait un homme d’une grande sainteté. Saint Antoine a alors pu le rencontrer. Ce jour-là, le corbeau a ramené un pain en entier pour les deux hommes. P1030560Puis, Saint Paul aurait demandé à Antoine d’aller voir le Patriarche de l’époque et de lui demander sa bénédiction, signe que Saint Paul était resté fidèle à la tradition copte orthodoxe, P1030567parce que, à l’époque, beaucoup d’hérésies poussaient à droite et à gauche et le saint homme voulait assurer au chef de l’église d’alors que lui était resté fidèle. Comme le voyage était long, au retour, saint Antoine a trouvé Saint Paul déjà décédé. À ses pieds, deux lions avaient creusé dans la terre pour qu’il soit enterré à cet endroit. P1030606Saint Antoine a alors enterré le Saint homme et a pris avec lui la tunique en fibre de palmier que Saint Paul portait pour la donner ensuite au Patriarche. Ce dernier portait alors la tunique de Saint Paul le soir des fêtes pour honorer la mémoire du Saint homme. Hors, les fidèles de cette époque n’étaient pas contents que leur Patriarche porte une tunique si pauvre pour les grandes occasions et ont, du coup, manifesté leur mécontentement. Le Patriarche, pour leur prouver la sainteté de Saint Paul, aurait ressuscité un mort grâce à la tunique de ce Saint. P1030591Une fois ce miracle accompli, le Patriarche aurait demandé alors à Saint Antoine de ramener le corps de Saint Paul à Alexandrie. Un groupe de moines seraient allés à l’emplacement où les deux lions avaient creusé la tombe, mais n’ont pas pu trouver l’emplacement exacte. Grâce à un songe, encore un, Saint Paul aurait apparu à ces moines, et leur aurait dit que sa dépouille ne devait pas quitter ce lieu où il avait vécu et qu’il fallait qu’ils construisent une église à l’emplacement de la dépouille. C’est pour cela que le cercueil ne contient pas la dépouille du Saint mais qu’il est juste là à l’emplacement où a vécu Saint Paul. P1030607Bref, le patron écoutait toute cette histoire avec beaucoup d’intérêt pour pouvoir la raconter sur son blog. Maintenant qu’on veuille y croire ou pas, ça c’est un autre sujet. Mais, il est à noter que l’église copte grouille d’histoires pareilles où les songes, les miracles, les apparitions sont monnaie courante.


Saint-Paul de Thèbes, quoiqu’il fût né de parents riches, s’avérait un contemporain de saint Antoine, qui a également abandonné la civilisation pour vivre dans le désert pendant 85 ans. C'est Saint-Antoine lui-même qui a souligné sa sainteté. On dit qu'il était nourri par un corbeau qui lui valut une demi-miche chaque jour. P1030601Le monastère a trois églises et a été saisi à plusieurs reprises au cours des XVe et XVIe siècles, mais a plus tard été repeuplée par les moines du monastère voisin de Saint Antoine. L'église Saint-Paul, construite sous terre, a initialement été creusée dans la grotte où le saint a vécu et où ses restes sont conservés. Le monastère a connu quelques changements, gardant ainsi son héritage antique. Ce monastère compte beaucoup de manuscrits illustrés, y compris la version copte de la Divine Liturgie et le Commentaire de l'épître de Saint Paul Apôtre à Tite par Saint Jean Chrysostome

 

 

Par nagui chehata
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 09:09

P1030248Souvent le patron a pensé écrire un bouquin sur son père, cet homme qui lui a appris tant de choses dans la vie et qui continue encore à lui transmettre une sagesse qui émane du cœur. Le plus compliqué pour le patron c’est de savoir par où commencer. Parler de la simplicité et de l’humour de cet homme ou bien de sa science et de ses connaissances, ou encore de ses expériences dans la vie ou enfin de l’acceptation de ses souffrances face à une santé de plus en plus fragile. Tant de chapitres pourraient former ce bouquin qui passionnera un grand nombre de personnes. Déjà, les gens qui l’ont fréquenté, ses ex-étudiants de la faculté de médecine où il a enseigné durant une quarantaine d’années, continuent à lui téléphoner à toute occasion pour avoir de ses nouvelles. Mais, ce que vit surtout le patron grâce à l’incroyable ressemblance entre son père et lui, ce sont ces rencontres un peu partout où des inconnus l’arrêtent dans la rue pour lui demander s’il est bien le fils du Dr Samir prof d’anatomie. Et là, le visage de ces inconnus, tous grands médecins actuellement, s’illuminent et ils commencent alors à relater au patron comment le fameux Dr Samir a été parmi les professeurs qu’ils n’ont jamais pu oublier grâce à sa science, à son savoir et surtout grâce à la simplicité avec laquelle il leur expliquait l’anatomie, cette science qui, apparemment, est assez compliquée. P1030251S’ajoute à cela, un cœur en or : hier encore, lorsque le patron était chez ses parents pour manger le fameux plat de molokheya de sa mère, il a entendu pour la première fois de son père, une histoire qui l’a beaucoup touché. Le père du patron venait de rentrer de Londres où il avait passé cinq ans pour faire son doctorat. Il n’avait alors que trente deux ans. C’était en 1961, et sa mère, c'est-à-dire, la grand-mère du patron, ne rêvait que d’aller visiter Jérusalem pour y faire le pèlerinage. Comme elle n’était plus de la première jeunesse, elle voulait que son fils médecin l’accompagne durant ce voyage. Le problème c’est que le jeune docteur était rentré de Londres sans un sous et ne pouvait pas payer les 120 livres nécessaires pour ce voyage ! Il s’est donc excusé à sa mère en lui expliquant qu’il n’avait pas de sous pour l’accompagner. Mais, lorsqu’il a vu les yeux de sa mère retenir difficilement une larme qu’elle essayait d’empêcher de couler, il s’est senti tellement mal comme si une lame transperçait son cœur ! Il est alors allé à l’université pour demander congé, a emprunté la somme nécessaire au voyage pour pouvoir ainsi accompagner sa petite maman à Jérusalem et réaliser le vœu tant rêvé de sa mère. P1030253La suite de l’histoire, parce qu’il y a toujours un suite à toutes les histoires, c’est que lorsque le père du patron a raconté cette histoire à la mère du patron, tout au début de leur histoire d’amour, cela a suffit à le jeune fiancée de s’assurer de la qualité d’amour d’un tel fils envers sa mère. Quelques mois après, le jeune docteur s’est marié avec celle que son cœur avait choisie. Le 3 février, ce grand homme fêtait en famille ses 81 ans. Qu’il continue à diffuser son amour encore pour de longues années !

Par nagui chehata
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 09:03

P1030021Le patron est en train de devenir paresseux et cela n’est pas bon pour lui : Depuis déjà une vingtaine de jours, il n’écrit plus rien sur son blog ! Pourtant, il vit bien des choses et l’envie de partager ces moments ne manquent pas. Dernièrement, après avoir vu sur le blog de sa grande copine Josiane (ballade égyptienne) des photos du jardin japonais, il a proposé à des amis français d’y aller pour découvrir ce lieu qu’il ne connaissait pas encore. Olivier, nouveau collègue à l’école où le patron travaille, est arrivé au Caire avec sa femme et ses cinq enfants pour donner de son temps pendant deux ans ! Gros défit quand on pense que les enfants ont toujours besoin d’espace vert et propre pour s’éclater, ce qui révèle d’une mission impossible quand on vit dans une ville comme le Caire. P1030043Du coup, le patron n’a pas hésité à proposer cette sortie à Olivier et quelques amis sont venus se rajouter au groupe pour explorer ce jardin oublié de tous ! Rendez-vous donc un dimanche matin place Ramsès, dans l’appartement où habite la famille. Le meilleur moyen de transport pour cette expédition est le métro puisqu’il emmène directement à Helwān, une vieille banlieue au sud du Caire, où jadis les grandes familles égyptiennes avaient leurs résidences secondaires. On  peut y voir encore, si on se perd dans les rues de Helwān quelques souvenirs de ce passé glorieux qu’a connu l’Egypte.P1030036 Mais la restauration n’est pas dans la ligne de mire des égyptiens, surtout du gouvernement, du coup, des vieilles maisons superbes disparaissent pour laisser la place à des immeubles sans goût ni âme ! Les indications sur le blog de Josiane, devenu un vrai repère pour les baladeurs en Egypte, ont permis au patron et à sa bande de copains français d’y arriver sans aucun problème ! Josiane avait même indiqué le prix d’entrée pour le jardin qui serait le même pour égyptiens et étrangers ! Mais comme tout est à discuter, le patron s’est trouvé obligé de discuter une augmentation surprise que l’employé voulait prendre pour les amis étrangers. Bref, l’employé a insisté et du coup, le patron ne voulait pas se casser la tête, ni s’énerver ce jour-là et a payé ce qu’on lui demandait vu que la différence était de quelques livres. P1030032Une fois à l’intérieur, le jardin offre un vrai petit coin sympa de verdure où des arbres de tous genres sont là depuis des dizaines d’années, des arbres que le patron n’avait jamais vus comme celle qui est sur la photo. P1030034D’ailleurs, le patron demande à ses lecteurs s’ils connaissent le nom de cet arbre qui a l’air bien étrange. De Japonais, le patron n’a vu qu’une statue devant laquelle il n’a pas pu s’empêcher de remarquer l’étrange ressemblance entre la statue et lui ! On dirait que ce jardin a été fait presque en son honneur ! P1030055Bref, maintenant le patron sait où il doit aller de temps en temps pour poser et se faire prendre en photos par des centaines de personnes ! Folie des grandeurs, le patron ? Effectivement ! Ce jour-là, le patron n’a pas pu s’aventurer plus loin dans le jardin parce que les enfants avaient faim et il fallait les nourrir ces mômes pour qu’ils poussent bien ! Du coup, une pelouse verte, chose rare au Caire, du soleil, et un bon saucisson qui venait droit de France ont fait la joie de la joyeuse bande d’amis. P1030072Il ne manquait qu’un bon petit vin, mais là, vu qu’on est quand même en Egypte où l’intégrisme religieux gagne en vitesse,ni le patron ni ses amis ne pouvaient s’offrir ce luxe d’en consommer dans un espace public ! Malheureusement le patron a dû partir tôt ce jour-là à cause du boulot, laissant derrière lui ses amis pour qu’ils découvrent à leur rythme ce jardin. Lui, il y reviendra sûrement juste pour faire quelques photos et surtout pour se perdre dans les rues de ce quartier où bien de trésors sont encore cachés.

Par nagui chehata
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