ça ira mieux !

Publié le par nagui chehata

Comme chaque année, le patron a tenu à assister à la fête de la promotion du bac de son école. Chaque année, vers la fin d'avril, les élèves de la troisième secondaire, c'est à dire de la terminale, se tirent à quatre épingles pour cette journée révée depuis leur enfance: le jour où toute l'école, profs, surveillants, parents et plantons célèbreront leur dernier jour de classe. 120 élèves, tous que des garçons, ( eh oui, les garçons, eux aussi, apprennent le français contrairement à quelques idées reçus qui véhiculent que le français est une langue pour les filles, et que plus de filles que de garçons apprenent le français), tous ces garçons alors, posent pour la photo avec leurs professeurs pour la plus grande joie des parents.
Dès huit heures du matin, les élèves se préparent, parfois dangeureusement, en se mettant sur une estrade en bois, devant les parents et amis de parents qui vivent, eux aussi, une journée de grandes émotions. L'école est réputée d'être difficile, et souvent, les parents sont bien contents que leur fils chéri ait pu tenir bon jusqu'à la fin du cursus scolaire. Le patron lui aussi est régulièrement ému et souvent fier que tel ou tel garçon ait pu surmonter les difficultés qu'il a rencontrées et qu'il ait pu terminer jusqu'au bac. Comme quoi, il faut toujours avoir confiance que toute difficulté est surmontable avec beaucoup d'amour et de perseverance. Chaque année, le patron a du mal à retenir ses larmes en voyant les élèves du bac, faire leur rentrée solannelle à l'église.
Il est justement de tradition que tous les élèves, chrétiens et mesulmans, assistent à cette messe de fin d'année, avec leur parents et les professeurs. Il n'est pas donc étonnant de voir les mamans d'élèves mesulmans assister à cette cérémonie, où le directeur de l'école insiste sur les valeurs qui unissent les gens et non sur ceux qui les séparent. Les élèves, après 14 années passées dans cet établissement, en sortent avec une expérience de vie qui les unit malgré leur différence de coryances. L'école réussit à semer en eux cet amour qui a toujours existé entre les deux grandes religions qui forment la société egyptienne. Il est donc tout à fait normale que, ce jour d'adieu au collège soit célébré en commun: une petite graine d'éspoir dans ce pays tant en ébollution.
L'entrée et la sortie de l'église se fait derrière le drapeau egyptien et celui de l'école, tenus par deux élèves des deux religions. Allez savoir qui est qui! Une heure et demie de messe qui a fortifé, une fois de plus, les relations de ceux qui vont se séparer et s'éparpiller dans le monde quelques mois plus tard.










Puis, le salut du drapeau egyptien, autre moment fort de cette journée. Même si les élèves de l'école ont souvent les moyens de partir continuer leurs études à l'étranger ou à vivre loin de l'Egypte, souvent, une bonne partie préfèrent rester au pays pour pouvoir apporter tout le positif qu'ils ont pu avoir durant leur années de formation. Elevés à la dure, les élèves savent se donner à fond quand ils travaillent et ont acquis des techniques de travail de qualité qui les distingueront dans tous les domaines qu'ils entreprendront.
Journée inoubliable grâce à l'éffort de tous ceux qui travaillent dans l'ombre, en commençant par les plontons de l'école qui sont les premiers à arriver tôt le matin, souvent de très loin du Caire, pour rendre l'école un bel endroit . Ces anges gardiens silencieux, souriants et serviables sont une vraie leçon de morale pour tous. Ce jour là, ils sont aussi fiers que les parents des élèves, parce qu'ils ont pu coopérer au bien de la sociéte. Merci pour eux.
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F
Trois innovations à la Nagui! C'est la perspective qui compte!<br /> <br /> Innovation 1: Foto à angulation 30 dégré<br /> Innovation 2: Foto recto-verso<br /> Innovation 3: A fil d'ombre
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P
Salut Nagui,<br /> Post très instructif !<br /> Porte toi bien,<br /> Bises,<br /> pat
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