Affamé !

Publié le par nagui chehata

Le patron a tenté d'aller à la plage pour la deuxième journée de la fête ! Destination : la plage Miami, une des plus fréquentées d’Alexandrie parce que la mer y est particulièrement calme. Il s’était donc mis en tenu de plage, tout de blanc vêtu et s’est dirigé à la plage après un trafic assez fluide pour cette saison. Plus il s’approchait du quartier de Miami, plus la circulation devenait insupportable. Miami s’est transformé en un quartier d’immeubles vertigineux où les Egyptiens s’entassent et vivent les uns sur les autres comme s’ils ne savaient pas s’amuser et profiter de leurs vacances autrement. La corniche et la plage sont devenues impraticables et impénétrables à cause des centaines de cafés et de restos de tout genre. Bref, si Alexandrie est pleine durant les vacances de la fête, Miami est surtout le quartier où il faut aller s’aventurer pour en prendre plein les oreilles.

La plage, divisée déjà en deux, celle payante et l’autre gratuite, la différence de niveau social est minime : Toutes les deux sont sales sans un seul panier poubelle où l’on peut jeter ses papiers et ses sacs plastiques. Sans parler des canettes de coca, etc. Bref, on se demande comment les gens arrivent à s’amuser malgré toute cette poubelle environnante.

Mais qu’avait le patron, lui, le bourgeois, à aller s’hasarder dans un milieu pareil ? Il avait tout simplement promis à quelques amis d’y aller pour profiter du soleil et parce que ses amis aimaient bien l’ambiance de cette plage assez particulière. Bref ! au bout de deux heures, le patron n’en pouvait plus, ses amis non plus. L’eau était un bassin où grouillaient des milliers de sacs plastiques et des vacanciers qui s’y amusaient bonnement ! Petit à petit, la fatigue et la faim s’installent ! Le patron donc lance l’idée d’aller manger au Zephyrion.  Il était 16 heures. Commence alors un parcours du combattant pour se nourrir. Arrivés au bout d’une heure de route au resto, bavant déjà à l’idée de boire une bonne bierre fraiche et de manger de bon poissons, le patron s’est trouvé dans un resto qu’il ne reconnaissait plus : Le Zephyrion était noir de monde, des gens se volaient les chaises, des tables se dressaient n’importe où, les serveurs stressés couraient à droite à gauche, des clients insatisfaits avec leurs grands airs indignés ! Après avoir réussi quand même à trouvé une table que le patron a dressé lui-même puisque personne ne voulait le faire, arrive la bonne surprise : Il n’y a plus de poisson ! Mais, ce n’est pas grave, dans « dix minutes » tout sera réglé ! Il était déjà presque 17 :30 et le patron crevait de faim. Pas question d’attendre plus ! Oui, certes, mais que faire ? Alors une nouvelle idée géniale passe dans la tête du patron : Acheter du poulet rôti et le manger à Maamoura chez un des amis du patron. On pourrait même acheter des bières. Direction Maamoura, à la recherche de trois poulets rôtis. Surprise surprise ! Une foule compacte se tenait devant le resto de poulet. Il faut deux heures d’attente pour avoir le privilège d’avoir les trois maudits poulets. Pas question ! Il était 18 heures et toujours rien dans l’estomac du patron ni de ses amis ! Le mieux c’est d’aller au supermarché et d’acheter du fromage, du pain, etc.  Ce n’est pas le top, mais c’est mieux de crever de faim. Là, juste à coté du supermarché, se dressait un des restos de Pizza assez connu à Alexandrie : Minouche ! Le patron s’informe sur le temps nécessaire pour avoir le privilège de manger une bonne pizza : Une demi-heure ! Bon, rien à faire. C’est quand même mieux que du fromage et du pain. Le patron regarde devant le resto, des tables à perte de vue, entourées de personnes aussi affamées que lui, attendent, eux aussi leurs pizzas de rêve ! Une heure après, les 6 pizzas étaient enfin dans la voiture, les bières achetées, le patron pouvait enfin manger. Il est 20 heures. Le patron est enfin installé devant sa pizza et sa canette de bière. Il est dégouté de la fête, de cette « foule qui nous traine et nous entraine » comme dirait la fameuse Piaf ! Il se jette sur sa pizza, la dévore en maudissant l’idée d’être parti à Alexandrie durant les jours de fête.

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J
sylvie a raison !tu avais qu'a rester au caire !nous on est aller sur la route de Sakkara dans un resto en pleine campagne sans foule et sans musique "le nid de sakkara"<br /> bises
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S
ce ne serait pas arrivé si tu étais parti manger à 12h comme les français ;-)<br /> bon allez tu le sauras pour l'an prochain, mieux vaut rester au Caire pendant les fêtes de l'AID! ET faire livrer "pékin" à la pension...oh la la les souvenirs...
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