encore du désert

Publié le par nagui chehata

Si la nuit dans le désert est magique, le réveil chatouillé par les premiers rayons de soleil est aussi réconfortant. Sentiment de bien-être  et de  calme à la vue de cette immensité sans fin malgré un sommeil interrompu. Le plus dur c’est de sortir de sous les couvertures mais le besoin de faire sa petite commission est plus fort que le froid glacial. Une longue promenade à pas pressés sur le sable à la recherche d’une dune derrière laquelle on peut se cacher des regards des autres. Les autres disparaissent à l’horizon. Libération. Puis retour vers les autres d’un pas tranquille, en prenant le temps de s’arrêter devant chaque nouvelle courbe. Les autres se réveillent tout doucement eux aussi poussés par un besoin pressant. Eux aussi, disparaissent à pas pressés derrière les dunes tandis que, Vendredi commence à s’activer pour préparer le petit déjeuner : fèves, formages, confitures, salade de fruits variés au miel, pain réchauffé sur la braise de la veille toujours en veille. Le Gaulois ranime le feu pour chauffer l’eau pour le café et le thé du matin. Moment de partage autour d’une table interrompu par le silence du désert. Là, on apprend à prendre son temps. C’est un autre rythme que celui de la ville où l’on avale son café brulant en toute vitesse pour se précipiter dans la circulation infernale du Caire. Ici, plus de circulation, plus de klaxon, rien d’autre que le silence, les dunes de sable, le ciel bleu et le soleil qui commence à taper fort. Le campement se lève à l’aide de quelques bons coups de main des Gaulois. Encore quelques petits jeux dans les dunes de sable. Puis, le décor change : Agabat ! Des bloques de roches apparaissent à droite et à gauche. Pour ce voyage, le patron découvre de nouveaux endroits. C’est ça aussi la magie du désert : Plus on s’y enfonce, on y découvre des merveilles que la nature offre aux humains qui prennent le temps à vivre. Une petite promenade dans ce lieu magique. Chacun s’en va aux grés de ses pieds comme poussé par une force mystérieuse qui l’emmène là où le désert l’appelle. D’autres lieux restent à découvrir et le patron ainsi que ses clients se remettent en route les yeux déjà remplis des couleurs du bonheur. Quelques kilomètres plus loin, changement de décor : tout loin apparait à l’horizon une toute petite oasis appelée « La source magique ». Magique certes pour plusieurs raisons : une dizaine de palmiers, pas plus, quelques herbes et une source d’eau qui jaillit de la terre au dessus d’une butte. L’eau coule en continue et disparait de nouveau dans le sable. L’endroit privilégié des animaux qui y viennent surtout la nuit pour boire. On y voit toutes les empreintes des animaux du désert : renard, serpent, gerboise, etc. L’endroit aussi idéal pour faire une petite toilette à l’eau courante, pour se rafraichir de cette chaleur qui devient de plus en plus insupportable et surtout, pour le patron de s’asseoir tranquillement dans le soleil et déglutir une bonne bière Stella sur son oasis. D’ailleurs, il pense même proposer cette photo pour la compagnie de bière comme publicité ! Mais, là aussi, l’appel du désert se fait pressant, le début du désert blanc attend ses clients. Avant d’y arriver, Khaled s’arrête dans un autre endroit magique : Les Vagues : Une étendue de rochers sous forme de vagues pétrifiées comme suspendues par le temps. Autre sensation, autre plaisir, autre découverte. Et là, des découvertes, il y en a beaucoup à faire avec quelques petites rochers noirs qu’on appelle « fleur du désert » et que le patron, ainsi que ses clients se sont amusés à admirer en montrant leur belles découvertes les uns aux autres. Endroit idéal où l’on a juste envie de s’asseoir sur une vague, de regarder ce temps qui s’est arrêté et de ne penser à rien. Chacun semblait ailleurs. Personne n’osait parler de peur d’interrompre cette union de plus en plus profonde qui s’établissait avec la nature. Khaled, sentant que le patron ainsi que ses clients étaient heureux entre les vagues, propose alors de manger là. Approbation à l’unanimité. Ça donnera plus de temps de se détendre et de profiter de cette mer blanche pétrifiée. Nature toujours généreuse qui offre des tables de toutes formes sur lesquelles on peut y manger tranquillement. Déjeuner préparé par Vendredi qui se met à cuisiner comme s’il était dans sa propre cuisine. Mais le soleil commence alors à baisser à l’horizon et il faut encore aller jusqu’au désert blanc, là où Khaled a prévu de camper. Les clients, ainsi que le patron laissent alors cet endroit avec beaucoup de regret et se remettent en route. Mais là aussi, ils savaient qu’il y a d’autres belles découvertes à faire. Le désert dévoilera encore beaucoup de ses faces cachées.  

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
L'Egypte, il est si loin de chez moi et pourtant lire ton blog m'en fait connaître son esprit et te sentir proche. J'adore ton regard affecteux posé sur le pays et la ville que tu aimes et ton énorme cœur affectueux et ouvert au monde. Je ne sias pas si je serai jamis pensionaire chez toi mais cela me faire tellement plaisir si tu pouvais un jour venir chez aux EU. Gros bisous, Silvia
Répondre
N
@zénobie, courage pour ton désert blanc! dis toi que bientôt le printemps arrivera !<br /> @Michel, eh ben j'attends toujours votre promesse de venir depuis 6 ans ! alors quand tu veux tu me le dis mais en hiver parce qu'en été impossible avec la chaleur !<br /> @Jo, merci pour ton commentaire sympa ! reste qu'une bonne bière dans le désert c'est le top!<br /> @Céline, y aller tout en sauvegardant sa beauté. <br /> @Marina, quand tu veux, tu es la bienvenue tu le sais bien ! dai !
Répondre
M
toujours magnifique!!!
Répondre
C
désert toujours aussi beau, reposant et recueillant, à l'orée duquel survient une hésitation y aller pour s'y reposer et contempler sa beauté ou bien ne pas y aller pour qu'il garde, sauvegarde sa beauté?<br /> Espèrant qu'il vous aura apaisé et surtt toi le citadin de la grande ville.<br /> Bises
Répondre
J
Nagui tu es un conteur né !<br /> Tu nous mets l'eau (la bière) à la bouche et dans un désert, il faut le faire !<br /> C'est tout simplement magique, voilà comment vivre des moments privilégiés, c'est vraiment une communion entre la nature et l'être humain.<br /> Profitez en au maximum .....et à plus tard <br /> Amicalement, Jo
Répondre