istanbul 5

Publié le par nagui chehata

Bien que La Turquie soit un pays musulman, la plus part des magasins et des commerces ferment le dimanche. La fin de semaine est donc comme en Europe, et pour les amateurs du shopping comme les amis qui accompagnaient le patron pendant son voyage, les seuls endroits qui restent ouverts ce jour là, sont les centres commerciaux. Comme le patron avait marché dix heures la veille et qu’il s’était réveillé avec ce mal de dos qui persistait, il a préféré jouer au vieux papy et faire la grasse matinée en laissant à ses amis le plaisir du shopping tous seuls. Après un petit déjeuner bien copieux à l’hôtel, il a alors replongé dans son lit pour ne se réveiller qu’à trois heures de l’après midi soulagé de remarquer que son pauvre dos allait mieux. Il a opté alors de découvrir encore plus en profondeur le quartier de l’hôtel et se laisser aller dans les rues qu’il n’avait pas encore prises. Ce jour là, le ciel était d’un bleu incroyable, et la lumière sur les bâtiments donnait à cette ville encore plus de magie. Il a enfin pu prendre en photo le petit tramway pour touristes qui monte la rue Istiklal, puis s’est laissé descendre encore plus dans des petites rues très charmantes que les vendeurs de fruits frais envahissent. Les vendeurs turcs des fruits ont le génie de bien présenter leurs marchandises en coupant les ananas par exemple pour les vendre en tranches. Touristes et habitants locaux se jettent alors volontiers pour en manger tranquillement tout en se promenant des ces ruelles perdues donnant à ce dimanche après midi un vrai air de congé bien mérité. Quand on est dans une ville qu’on ne connait pas, et qu’on se laisse aller avec le mouvement de la foule, on fait souvent de belles découvertes. C’est ainsi que le patron s’est trouvé face à une vieille tour qui surplombe la ville et qu’on voit dessinée partout comme si, pour elle seule, elle était le symbole de la ville d’Istanbul. Avec ce ciel bleu, le patron était bien tenté d’y monter ! Mais, pendant un petit moment de réflexion, il s’est dit que déjà il n’avait plus de jambes pour grimper toutes les marchent qui emmèneraient les touristes jusqu’en haut pour avoir, apparemment, la plus belle vue panoramique d’Istanbul. Si le patron se lançait dans cette montée, avec son dos qui souffrait encore, c’était le lit garanti ! Il a quand même longuement hésité le patron, a fait le tour de la tour, a observé la queue de touristes qui s’allongeait au pied de la tour. Quel courage avaient ces touristes ! Certes, ils sont beaucoup plus sportifs que le patron, même les plus vieux ont l’air d’avoir de bons mollets ! C’était quand même dommage qu’il soit là, avec ce ciel bleu, qu’il n’ait rien à faire, et que la paresse le freine à ce point. C’est bon ! Il ne doit pas rater l’occasion. Il sait qu’il le regrettera à son retour. Il décide alors d’aller changer de l’argent pour payer les dix lires (quarante livres), le prix du billet pour la tour. Une fois dans le bureau de change, toujours pas assez convaincu, il tente de demander à l’employé si la tour avait un ascenseur ! Le problème que l’employé ne parle que le turc ! Le patron se débrouille comme il le peut pour poser la question en mimant le mot ascenseur, tour, etc. L’employé semble affirmatif. Le patron se sent rassuré alors quoique pas très convaincu : comme y aurait il un ascenseur dans une si vieille tour ? Il se met dans la queue des touristes derrière une famille italienne. Il suit leur discussion et découvre que la dame dit qu’il n’y avait pas d’ascenseur. La famille semble se diviser à l’annonce de cette nouvelle. Puis finalement tous décident de continuer l’attente dans la queue et de monter quand même. Le patron se dit alors qu’il n’avait pas bien mimé le mot ascenseur puisque la dame italienne semblait très sure de l’absence d’ascenseur. Pas grave : Le patron montera les marches, tout doucement, même si cela lui prendra toute l’après midi. Une fois arrivé à l’intérieur de la tour, combien fut grande la joie du patron lorsqu’il découvre qu’il y avait bien non pas un ascenseur mais deux ! Tout content d’avoir pu surmonter ses peurs, le patron s’est laissé alors porté par l’ascenseur pour monter dans le ciel d’Istanbul. Là haut,  la vue en vallait la chandelle : Il s’est laissé alors envouté par le charme de cette ville, de cette lumière qui enveloppait la ville, des mosquées qui donnent cet air caractéristique d’Istanbul. Le bleu du Bosphore, les bateaux croisières, les ponts, les collines. Il ne se lassait pas le patron de prendre en photo tel ou tel angle de la ville. Pendant une heure entière, le patron s’est amusé à prendre des dizaines de photos. Puis il restait là, en silence, juste en observant cette ville millénaire qui grouille à ses pieds. Il ne pouvait pas ne pas se dire que c’était quand même plus beau que Le Caire. Il a eu un pincement au cœur en pensant à sa ville qui devient de plus en plus polluée, où on détruit tous les beaux bâtiments anciens pour construire du nouveau, plus grands, sans gout, sans âme. Là, à Istanbul, tout se mariait tellement bien ensemble. Il est vrai que le regard du touriste est toujours un regard émerveillé, où tout semble beau et merveilleux, mais lui qui s’acharne à essayer de voir le positif dans sa ville natale, ne pouvait pas ne pas sentir la honte l’envahir devant le chaos du Caire. Au pied de la tour, des jolis restaurants envahissent la place où les gens peuvent manger en admirant le va et vient des touristes. Puis, le patron a repris sa marche dans la rue piétonne par excellence d’Istanbul en se dirigeant vers son hôtel. Il devait rattraper Ramez, qui, entre temps, avait fini ses courses dans les centres commerciaux, et qui l’attendait pour aller découvrir Ortacueil, le coin des restos par excellence aux pieds du pont suspendu sur le Bosphore. Il avait entendu parler de ce coin grâce à un ami qui avait déjà visité deux fois  Istanbul et qui lui avait dit que c’était un des endroits les plus sympas où l’on peut manger avec vue magnifique sur la mer. En effet, une soirée bien sympa avec pizza et bière (eh oui, il a craqué le patron et a bu une bonne bière ce soir là, oui puis zut !) La nuit, l’ambiance est magique avec plein de lumières qui s’allument sur le pont suspendu, sur l’autre coté de la rive, les restaurants, la musique. Bref, les vacances comme on les a toujours imaginées !

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N
Mille mercis pour tous ceux et celles qui m'ont écrit des commentaires cette fois ci ! ça m'encourage beaucoup à continuer. Merci à toi Pat pour ce partage que tu me fais. J'en suis vraiment reconnaissant à toi et à vous tous ceux et celles qui m'ont répondu par des commentaires, ou par des mails persos. Je continuerai donc et je tacherai vous faire partager encore plus ce que je trouve de plus beau dans la vie (même les moments durs. Merci encore.
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J
J'ai adoré Istanbul3: reportage magnifique: il met l'eau à la bouche: les photos sont extraordinaires (toutes ces lumières qui scintillent, les minarets qui montent dans le ciel, les mosaïques..de la dentelle!). Si tu dis qu'Istanbul est plus beau que Le Caire, il faudra qu'on aille y faire un tour.<br /> Une précision concernant ton blog: je lis tous les articles (je suis abonnée à la newletter) mais je ne fais peu de commentaires. Surtout, n'arrête pas ton blog: il est très vivant et couvre tant de sujets: ta vie quotidien, tes états d'âme parfois...Et j'aime ton style, la façon d'on tu te mets en scène en parlant de toi "à la 3ème personne"...<br /> Continue comme ça. J'essaierai d'écrire plus souvent.
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R
Nagui vous avez ete vraiment envoute par Istambul. Tres belles photos et remarquable reportage. Richard.
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S
Nagui, ne te décourage pas. Moi, je n'ai pas toujours le temps d'écrire des commentaires ou de tout lire avec attention mais cela me donne du plaisir de suivre d'assez près ta vie en Egypte et en voyage. Et toi, même en absence de commentaires, tu es en train de créer un journal qui te reste, n'est-ca pas? Bisous, Silvia
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J
ben tu as de la chance mon nagui ,une page de patrick c'est rarissime ! moi je n'en ai jamais eu autant ,je fais partie de ces blog qu'il juge insipide !et je m'en fout , suffit qu'il y est les comm de ceux qui sont devenu des copains au fil des ans !et c'est ceux là qui sont important ! bises
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