Le
patron de la pension de la joie vient de passer trois jours assez particuliers. Il a été invité dans un hôtel cinq étoiles pour un congrès. L’hôtel est situé dans ces nouvelles villes qui sont
entrain de pousser de tous les cotés autour du Caire. Celui-là en particulier est situé dans une nouvelle ville qui s’appelle « six octobre » date symbolique de la
« victoire » sur l’armée israélienne durant la guerre de 1973. Bref, depuis cette « victoire », cette date est devenue, entre autre, le nom d’un pont qui relie le Caire du
nord au sud, de plusieurs nouvelles villes, etc.
L’Etat a laissé libre court aux
investisseurs d’envahir le désert avec ces villes fantômes, où des habitations de luxe choquent l’égyptien moyen qui passerait par hasard dans ces lieux. La ville du Six Octobre est considérée
parmi les plus avancées au niveau des constructions et est réputée aussi grâce à la fameuse ville de la production des médias (qui appartient à un riche investisseur égyptien) et qui n’est qu’un
grand Hollywood où la plupart des films égyptiens sont tournées.
Du coup, des hôtels
de luxe ont poussé juste à coté des studios pour offrir aux stars égyptiens un logement, de luxe bien évidemment, à proximité de leurs lieux de tournage. C’est donc dans un de ces grands hôtels
de stars où le patron à passé trois jours pour assister à un congrès. Ce qui choque toujours le patron quand il va dans ces lieux de luxe c’est justement l’exagération du luxe comme si les
hôtels, pour attirer une clientèle plus nombreuse, tombent dans la folie des grandeurs.
Hôtel donc avec trois piscines, chacun a des profondeurs différentes pour donner l’occasion à toutes les tailles humaines de pouvoir jouir de l’eau sans trop se noyer. Chambres
spacieuses où tous les conforts imaginables sont offerts : câbles pour internet (au cas où le client fortuné aurait apporté avec lui son ordinateur portable), ce qu’avait fait naturellement
le patron.
Mais lorsqu’il a demandé les prix pour la connexion internet, il est
presque tombé dans les pommes : La minute coute quatre livres égyptiennes, et si le client a besoin de la connexion vingt quatre heures sur vingt quatre, il n’a qu’à payer la petite somme de
cent cinquante livres par jour ! Le patron a préféré alors ranger son ordinateur dans son sac, pour attendre tranquillement son retour à sa petite pension et se connecter à des prix mille
fois plus raisonnables que ceux-là. Bien évidement, dans la chambre il y a aussi un mini bar rempli de toutes les tentations inimaginables qui feraient craquer tout client gourmand ! Bières
bien fraiches – la plus grosse tentation du client- chocolats différents – autre grande tentation – bouteilles d’eau dont le prix a fait sursauter le patron : La petite bouteille d’eau
minéral coute sept livres égyptiennes alors qu’elle ne coute qu’une livre à l’extérieur de l’hôtel ! Le patron a décidé alors d’oublier qu’il avait ce minibar dans sa chambre pour protéger
son portefeuille ! Le patron ne peut pas non plus ne pas parler des buffets ouverts où les clients peuvent se goinfrer à volonté. Le patron là a craqué : il ne pouvait pas résister au
buffet des desserts et s’en est servi à volonté surtout que c’était vraiment délicieux.
Le soir, une danseuse vient animer les soirées, non pas dans les chambres des clients (il ne manquait plus que ça !) mais dans une des terrasses où les clients peuvent fumer la
chicha tranquillement après un diner copieux.
Trois jours de grand
luxe en somme, mais, comme à chaque fois, le patron s’est senti mal à l’aise dans ce lieu anonyme et sans âme ! A son retour à sa pension, il était bien content de retrouver ses chats
qui l’attendaient tendrement, sa chambre sans minibar, son frigo presque vide, sa salle de bain avec ses gels douches, son bacon avec ses plantes assoiffées. Bref, il a remis un peu d’ordre à la
pension surtout qu’il attendait l’arrivée de son client fidèle qui est arrivé à l’aube pour passer les vacances d’été dans sa pension préférée ! Les grands hôtels peuvent se mordre les
doigts : il y a des gens qui préfèrent bien la simplicité.
Les rues
du Caire, notamment du centre ville, sont pleines d’endroits cachés où dorment de vieilles histoires, telle La Belle au Bois qui ne cherchent qu’à se réveiller grâce à un baiser magique. Samedi,
après une merveilleuse journée passée à la piscine, le patron a eu un appel d’une amie l’invitant à passer une soirée dans un cabaret Rue Alfi au centre ville. Le patron avait entendu parfois le
nom de cette rue mais il ne s’y était jamais aventuré et ne savait surtout pas où la situer.
Il n’avait pas non plus entendu parler d’un cabaret dans ce coin de la ville.
Il sait que les cabarets se trouvent plutôt avenue des Pyramides où les richissimes arabes du Golf viennent passer des nuits de folie en dépensant des sommes monstres pour voir telle
ou telle danseuse du ventre.
Pour le patron, il n’a jamais eu l’occasion, ni l’envie
de découvrir ces lieux où la chair humaine devient un produit à qui paie le plus.
Mais, cette fois-ci c’était différent : il ne s’agit pas d’une soirée ordinaire, ni d’un cabaret à l’égyptienne :
Le centre culturel espagnol avait programmé un spectacle invitant trois artistes espagnoles « Les
Divinas » pour
animer une soirée cabaret comme dans les années quarante en
Europe ! Pour cela, l’organisateur avait choisi un lieu insolite : un vieux cabaret fermé depuis des dizaines d’années. Il fallait bien demander à plusieurs magasins avant de tomber sur
quelqu’un qui connaissait bien l’endroit puisqu’il y avait travaillé jadis en tant que serveur avant que le cabaret ne ferme ses portes. Une fois arrivé devant le cabaret, le patron est tombé sur
une enseigne « Théâtre Shehrazad », un tapis rouge crasseux couvrait les marches de l’escalier qui emmenait les visiteurs au deuxième étage.
A l’intérieur, c’est le choc le plus incroyable qu’on puisse avoir : Le patron a eu l’impression
d’être retourné soixante ans en arrière : une salle de théâtre très joliment décorée avec des dessins et une architecture kitchs, des tables autour desquels des groupes de gens discutaient,
une piste au beau milieu de ce monde sur laquelle des couples habillés à l’ancienne faisaient des pas de danses d’une autre époque. Puis au fond, une scène illuminée sur laquelle jouaient les
musiciens un air de Jazz que beaucoup de personnes semblaient connaitre.
Un brouhaha
monstre tourbillonnait dans la salle et le patron, ainsi que l’ami alexandrin qui l’accompagnait avait du mal à en croire leur yeux ! Quelle opposition avec les scènes de la rue, juste à
deux mètres de là, où le peuple était assis sur les bancs et sur le gazon du petit parc, les femmes couvrant leur tête, leur bras, leur yeux, et tout ce qu’elles pouvaient couvrir, les hommes
assis en bandes observant tel ou tel bout de jambe qui apparaitrait par hasard d’une fille aux pas pressés. Ici, dans le cabaret, un autre monde vivait à cent à l’heure.
Des filles super sexys se promenant entre les tables pour vendre des paquets de cigarettes, des serveurs
portant des bouteilles de bière ou de vin à une clientèle qui s’éclatait avec un spectacle d’un autre monde : Les Divinas sont vraiment divines ! Des chansons à faire danser ceux qui ne
savent rien en danse, des paroles suaves, des mouvements équivoques, bref, on ne se croirait certainement pas en Egypte, ou, du moins, pas en Egypte en 2009.
Les Divinas ne chantaient pas seules : The Riff Band, un groupe très connu en Egypte dans lequel
chante un super ami au patron, Ahmed Harfouch. Lui aussi, chante du Jazz depuis des années et est devenu une célébrité dans ce milieu là. Harfouch était tout content de voir apparaître devant lui
le patron qui l’a surpris en le prenant en photos. Puis, pour le plaisir du patron, ils ont posé ensemble pour une photo souvenir ! Pour ce soir là, le patron avait vraiment envie de boire
une bonne Stella fraiche, surtout que les jus que le cabaret offrait étaient dégueulasses.
Il s’est laissé alors allé au plaisir d’une bonne Stella, juste une, la buvant avec beaucoup de plaisir. Une soirée qui a fini en beauté et malgré la fatigue du patron de sa journée
piscine, il s’est déchainé sur scène jusqu’à une heure bien tardive de la nuit. Les Divinas sont reparties en Espagne, mais grâce à cette soirée, ce cabaret commencera une nouvelle vie maintenant
que les organisateurs ont découvert ce lieu hors du temps. Plusieurs projets y verront le jour. Une gloire du passé resurgira d’entre les cendres.
Le patron est parti de ce lieu magique, décidé d’y retourner en plein jour très bientôt pour essayer de
prendre quelques photos et raconter l’histoire de ce cabaret.
Le patron de la pension de la joie souhaite remercier tous ceux et celles qui ont honoré par leur présence la pension, soit par leur commentaires sur le blog, soit par leur séjour à
la pension, la petite vie du patron. Il profite du deuxième anniversaire du blog pour souhaiter à tous ceux et celles qui n’ont pas encore visité physiquement la pension de la joie que cette
année se concrétise leur vœux d’une visite toute particulière pour L’Egypte. Le patron fera tout son mieux pour que cette visite reste à jamais graver dans leur mémoire ! La pension de
la joie se veut toujours un lieu d’ouverture et de joie !
Il y a
des jours où l’on a envie de ne rien dire. Juste se taire, et vivre comme vivrait un cactus. Pourquoi un cactus ? Parce que souvent le patron a observé ces cactus. Ils sont là, immuables
pendant des jours, voire des semaines, sans donner le moindre signe de vie. Parfois même on se demande s’ils vivent !
Ils sont là, vivent sans eau, ou juste avec quelques goutes qui leur tombent d’on ne sait d’où. Puis, un
jour, un nouveau petit bourgeon apparaît. Une fleur magnifique se prépare, se développe, puis s’ouvre éclatante comme pour défier la sécheresse et la monotonie de la vie.
C’est ce qu’a vécu dernièrement le patron de la pension de la joie. Pendant deux semaines, il n’avait
absolument plus rien à raconter. Tout lui semblait d’une banalité et d’une monotonie suffocante.
Il guettait la moindre goutte de joie, mais le ciel du bonheur semblait se fermer à jamais. Puis, un beau jour, la vie décide de remettre toutes ses couleurs : Le patron était,
pendant tout ce temps de silence, resté fidèle à lui-même :
il savait que le
bonheur venait toujours avec le partage des petits plaisirs de la vie avec les autres. Chaque fois qu’il sortait, il envoyait une vingtaine de messages à ses amis pour les inviter à se joindre à
lui et assister à telle ou telle soirée. Même s’il se sentait vide, même s’il pensait qu’il n’avait rien à leur donner, que sa compagnie n’était plus agréable ni joviale, il continuait à le
faire, espérant qu’un jour la fleur défiera la sécheresse.
C’est ainsi qu’il a pu
passer une journée magnifique avec quelques amis au Mohamed Ali club, ce lieu dont le patron a souvent parlé sur son blog. Cette fois-ci, grâce au nouvel appareil photo que sa copine Josiane
(ballade égyptienne) lui avait ramené de France, le patron s’est amusé à prendre plein de photos et à essayer toutes les possibilités que son nouvel appareil lui permettait de faire. Après les
trois jours de grosse chaleur que le Caire a vécus, le temps était magnifique
et la
légère brise qui faisait bouger les feuilles des arbres était plus qu’appréciable.
Une
journée en toute simplicité, durant laquelle le patron et ses amis ont eu l’occasion de rigoler, de papoter, et surtout de parler profondément de beaucoup de choses qui les tourmentaient. Ces
bavardages sur le Nile étaient un vrai moment de bonheur. Chacun avait besoin et envie de vider les petites tristesses qui remplissaient la vie.
Ce sont ces moments là où on se sent libres et légers, prêts à affronter d’autres mois de sécheresse aride.
Petit à petit, prend place alors un début d’optimisme, une force qui renait comme si elle était passée de l’un à l’autre par un mystérieux système de vases communicants. Alors, la vie commence à
redevenir belle, les petits moments de la vie retrouvent leur charme et chaque instant redevient émerveillement !
Heureusement que la pension a ses clients fidèles, qui, après avoir gouté à l’ambiance joyeuse de la pension, y retournent régulièrement. C’était le cas d’Oussama, un cher ami du
patron, qui, quoique habitant du Caire, a préféré passer une nuit à la pension avant de prendre son avion pour Paris. En effet, Oussama habite tout à fait au sud du Caire, pas loin des Pyramides,
et devait se rendre à l’aéroport le lendemain, qui est, lui, à l’extrême nord du Caire. Comme la pension n’est qu’à sept kilomètres de l’aéroport, Oussama a préféré passer cette dernière nuit
chez le patron. Connaissant les embouteillages monstres du Caire, surtout en cette période de l’année (quoique désormais cette période s’étend quasiment sur douze mois), embouteillages qui
peuvent parfois durer des heures notamment lors du passage d’un certain Monsieur, ou l’un de ses invités, embouteillages donc qui peuvent faire rater tout rendez-vous.
Une soirée donc passée en tête à tête avec son grand ami, quelques discussions à refaire le monde, et papoter de leurs projets d’été.
Le lendemain, le patron a accompagné Oussama au nouvel aéroport, tout nouveau tout beau, qui vient
d’être inauguré et qui a pour nom Terminal 3. Une merveille architecturale immense digne d’une ville comme le Caire. Heureusement que Oussama avait pensé passer cette nuit à la pension, parce
que, effectivement, tout au long de l’avenue de l’aéroport, des centaines de policiers étaient au garde à vous, non pour dire au revoir à Oussama, mais à l’occasion du Grand Monsieur qui allait
probablement quelque part lui aussi. Oussama est donc parti passer deux mois en France, échappant ainsi à la grosse chaleur qui s’installe de plus en plus sur l’Egypte. Le patron lui, attend
tranquillement actuellement l’arrivée d’un autre client fidèle : Bernard arrivera le 4 juillet ! La pension retrouve petit à petit ainsi une vraie vie de pension.
Deux
semaines déjà sans que le patron puisse trouver l’inspiration pour écrire sur son blog. A vrai dire, il vit depuis déjà plusieurs jours une grosse déception d’amitié : Une grosse dispute a
éclaté entre lui et le majordome de la pension. Le patron évitera de raconter les détails et les raisons de cette dispute pour des raisons de discrétion. Mais, le résultat c’est que la pension et
son patron sont sans majordome depuis déjà une dizaine de jours.
Le patron a
passé quelques jours déprimé comme réaction à cette discorde. Il n’en dormait pas. Puis, il s’est dit que la vie doit continuer malgré tout et que les déceptions en amour ou en amitié sont là
pour être surmontées. Il doit maintenant s’adapter à un nouveau rythme de vie et retrouver des obligations qu’il avait léguées à son ex-homme de confiance. Des choses toutes simples que le patron
faisait durant toutes les années qu’il avait vécues seul : arroser les plantes, faire le petit ménage, penser à ce qu’il va manger, faire les courses, faire la lessive, tendre le linge, le
ramasser quelques heures plus tard pour éviter cette poussière grise et fine du Caire, cuisiner, changer la litière des chats, sortir la poubelle, veiller que le frigo soit plein, etc. Bref,
un rythme de vie qu’il avait perdu. Il commence à trouver même du plaisir à retrouver toutes ces obligations. Heureusement que c’est l’été et qu’il a le temps de faire tout cela.
Il ressort son cahier de recettes pour pouvoir cuisiner des plats sans cholestérol puisqu’il a
découvert dernièrement, après avoir fait des analyses, qu’il avait un taux de cholestérol élevé et que son foi commençait aussi à en souffrir à cause des bonnes bières fraiches dont le patron est
un grand défenseur. Résultat : Interdiction totale de boire d’alcool et régime obligatoire. Cette fois-ci, il sait qu’il perdra du poids, d’ailleurs il en a déjà perdu quelques kilos et
c’est peut-être ça aussi qui lui donne la pèche.
Ce qui est le plus dur évidement c’est le
fait de ne plus boire : il apprend maintenant à apprécier le plaisir des jus d’orange dans les bars et les diners à l’eau ! Le seul inconvénient c’est qu’après des soirées bien arrosées
au jus d’orange, le patron rentre à la pension complètement réveillé et a du mal à dormir la nuit. Bref, en deux semaines, bien des choses ont changé dans sa vie : plus de majordome, plus
d’alcool et régime obligatoire ! Mais tout cela n’est que le début d’une nouvelle vie !
Mais, lorsqu’on vit en Egypte, et surtout lorsque le Président américain décide de visiter le Caire,
le patron n’arrive pas à rester indifférent. Ce n’est pas le discours que la nouvelle star américaine prononcera, ni l’impacte politique sur le moyen orient ! Il s’en tape le patron !
C’est surtout les mesures de sécurité invraisemblables que l’Etat a prises pour le cortège de l’Américain. La Star américaine a eu l’idée saugrenue de prononcer son discours de l’université du
Caire, au sud du Caire, dans un quartier extrêmement bloqué par la circulation et entouré de milliers d’immeubles. Mais pour en arriver là (comme dirait Dalida), il devra traverser le Caire en
entier, du nord (là où se trouve l’aéroport) jusqu’au Sud.
Du coup, une des artères
principale qui passent tout près de la pension de la joie, la rue Khalifa el Maamoun, là où se trouvent des centaines d’immeubles de luxe, de milliers de magasins de tout genre, voire une
université regroupant six facultés où des milliers d’étudiants passent actuellement leurs examens finaux, toute cette artère va vivre un moment unique : Ce n’est certainement pas la joie de
pouvoir faire un petit coucou à la star américaine ! Bien au contraire : Tous ces édifices cités se sont trouvés avec des tractes distribué depuis deux jours leur interdisant ce qui
suit : stationnement et circulation de voitures, ouverture de fenêtres et de balcon de tous les immeubles tout au long de la rue, promenade à pied dans la rue.
En plus, il y a aussi la fermeture obligatoire des milliers de magasins de cette rue alors que ce n’est pas
un jour férié ! Ces mesures seront appliquées à partir de neuf heures du matin jusqu’à dix sept heures. A remarquer que le stationnement dans la rue sera interdit depuis la veille. Quand on
vit au Caire, et qu’on sait que les immeubles sont construits sans garage pour parking, qu’on est en plein été et qu’on ne peut même pas ouvrir les fenêtres pour aérer, qu’ aucun de ces magasins
ne sera indemnisé pour sa journée de congé forcée, que l’université en entier a dû annuler des examens finaux et les déplacer retardés de quelques jours bousculant les étudiants dans leurs
programmes de révision, on se demande bien pourquoi notre star américaine n’a tout simplement pas prononcé son discours qui changera le monde, et encore, de sa petite maison blanche ?
Le patron lui, sera obligé lui aussi d’annuler toutes ses sorties ce jour là, restera
tranquillement sur son balcon, qui ne donne heureusement pas sur la grande artère interdite, en espérant que ce cauchemar se termine le plus vite possible.
Un début d’été qui s’annonce calme. Un peu trop calme peut être pour le patron qui est habitué à avoir un rythme de vie assez fou. Des longues journées calmes passent, interminables.
C’est toujours ainsi après le stress des examens. Les vacances commencent et le patron se demande : « Et maintenant quoi ? » Heureusement que la réponse ne se fait pas trop
attendre. Pour couper cette monotonie qui s’installe dans sa vie, la vie lui a fait une belle surprise, à laquelle il s’attendait un peu, avec la visite d’une amie de France, venue en mission
pour son boulot au Caire.