Dimanche 25 octobre 2009

Les amis et lecteurs du patron ont remarqué qu’il n’écrit pas depuis longtemps : Déprime de l’automne ? Soucis au boulot ? Épuisement du à pollution ? Tels d’énormes baobabs, un peu tout ça à la fois le suffoque! Pour le moment, il préfère se taire et attendre que ça passe ! Il promet à ses lecteurs qu’il sera de retour sur la toile dès qu’il aura déraciné ces arbres nuisibles et qu’il sera en forme.

Par nagui chehata
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Samedi 10 octobre 2009

Le patron de la pension de la joie à dû fermer les portes de la pension pendant une semaine et rester avec son père pour faire du Dady sitting : Quelques jours avant, la mère du patron lui avait téléphoné lui annonçant que la belle sœur du patron allait passer en visite éclaire en Egypte pour une dizaine de jours. Elle vit au Canada depuis que le frère du patron y a émigré il y a déjà huit ans. Et comme la mère du patron et Amira sa belle fille s’entendent à merveille, et comme la belle sœur du patron sait très bien que sa belle mère n’a plus souvent l’occasion de bouger en raison de la santé fragile du père du patron, elle lui a gentiment proposé de l’accompagner en voyage à Hurghada pour une semaine avec toute la belle famille. Ainsi, le patron, sachant que sa mère avait vraiment besoin de changer d’air et qu’elle adorait la compagnie de sa belle fille, ne pouvait surtout pas refuser de rester avec son père durant cette semaine là. Il est vrai qu’il souffre toujours de voir sa mère partir sans son papa chéri, mais, la santé du docteur Chéhata ne supporterait pas de longs voyages. Puis, c’est toujours l’occasion pour le patron d’approfondir sa relation avec son père dont les récits du passé le passionnent tant. Un jour d’ailleurs, le patron compte raconter les histoires les plus intéressantes que son papa chéri lui dit dans les moindres détails. De retour de son voyage à Hurghada, la mère du patron a profité aussi pour célébrer son anniversaire pendant la présence de sa belle fille accompagnée aussi de la belle mère du frère du patron. Il ne manquait dans cette belle réunion que le frère du patron qui était resté au Canada pour des raisons de boulot. Le patron a profité et a commandé un repas indien et pour le dessert, gâteau mille feuilles, Goyaves, dates, etc. La mère du patron, comblée grâce à cette fête organisée spécialement pour elle, était aux anges et semblait avoir rajeuni d’une trentaine d’années. C’est grâce à de petits moments comme ça qui restent gravés au plus profond de l’être que toutes les difficultés de la vie semblent disparaitre pour ne laisser place qu’aux meilleurs souvenirs.

Par nagui chehata
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Vendredi 9 octobre 2009

La pension de la joie ainsi que son patron ont connu des moments de joie, d’autres moments moins joyeux ! C’est la vie dirait on ! Les portes de la pension de la joie ont été toujours ouvertes aux amis du patron : amis de longues dates qui sont devenus des habitués de la pension, et qui reviennent depuis des années pour passer quelques jours chez le patron lors de leur passage au Caire. Il y a eu, ceux qui, malheureusement, n’ont pas su bien protéger cette amitié qui est née avec le patron, et bien qu’ils aient adoré la pension, et tout le monde qui tournait autour, la vie a fait qu’ils ont disparu dans la nature. D’autres qui, sont restés très attachés à la pension, et qui ne cessent d’y revenir à chaque occasion. Et c’est toujours avec une énorme joie que le patron les retrouve et passe avec eux des moments délicieux, des heures de bavardage. C’est le cas du grand ami du patron, Mohsen, qui, bien qu’il vive en France depuis plusieurs années, et bien que ses parents soient à Ismaïlia, ville située au bord du Canal de Suez, il ne peut s’empêcher de venir passer quelques jours à la pension pour papoter avec le patron et revivre des moments de bonheur avec leurs amis en commun. Durant cette fin de semaine, Mohsen est donc passé à la pension et les deux amis ont passé des heures ensemble. Le soir, le patron avait aussi envoyé un message pour tous leurs amis en commun pour qu’ils passent la soirée sur la belle terrasse de l’hôtel Odéon au centre ville : Depuis deux semaines, le patron a changé son lieu de sortie habituelle du jeudi soir et a opté pour une terrasse merveilleusement située en plein centre ville d’où il peut passer des heures avec ses amis et admirer les milliers de lumières de la ville du Caire. Soirée arrosée à la bière Stella, durant laquelle Mohsen papotait avec les vieux amis du Caire. Des rires, des anecdotes, une ambiance bonne enfant. C’est aussi l’occasion pour lui de découvrir les nouveaux amis du patron qui viennent remplir sa vie de bonheur. C’est ainsi la vie : Il y a des gens qui disparaissent, d’autres qui apparaissent. Il y a des amitiés qui meurent, d’autres qui s’éternisent et qui deviennent de plus en plus fortes ! Morale : Il ne faut toujours avoir confiance que la vie cache de belles rencontres qui font le bonheur du moment présent !

Par nagui chehata
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Samedi 3 octobre 2009

Départ à huit heures trente de la pension : Le patron a envie d’aller le plus tôt possible au poste de police pour renouveler son permis avant que la foule ne se forme. En ce dimanche matin, le quartier de Midan el Game3 (place de la mosquée), ce quartier commercial à Héliopolis, les rues sont presque désertes. Beaucoup de magasins en Egypte ferment le dimanche et le patron trouve facilement une place près du contrôle des voitures pour se garer. Il demande alors à l’employé déjà courbé sous le capot d’une voiture quelles sont les démarches qu’il doit faire pour renouveler le permis. L’employé le regarde et lui demande son adresse exacte. Puis, le patron découvre avec étonnement que tout a changé : Désormais ce n’est plus ici qu’il doit renouveler le permis. Il doit juste payer les contraventions dans ce poste de police, puis se diriger vers un autre poste près des habitations du Sheraton ! (habitations construites derrière l’hôtel du Sheraton près de l’aéroport, hôtel qui a changé de nom dernièrement, mais les habitants continuent à appeler ces habitations « Habitations Sheraton » !  Première surprise donc ! Bon, apparemment ce n’est pas très difficile à trouver ce nouveau poste de police. L’employé lui explique plus au moins le chemin. Mais tout d’abord, le patron doit payer à l’ancien poste de police ses contraventions. Il se dirige alors vers le poste, un bâtiment de deux étages peint en rouge brique où plein de gens s’activent dans tous les sens. Le patron se prête alors à monter au premier étage lorsqu’il découvre avec grand étonnement un bureau en métal mis en plein air à l’entrée du poste et au dessus duquel une enseigne indique que les personnes à mobilité réduite pouvaient terminer les papiers. Ça c’est une vraie nouveauté pour l’Egypte. Au moins ça leur évitera de monter et descendre une dizaine de fois les deux étages du bâtiment à la recherche du bon employé et de la bonne signature, parce qu’il faut le dire, les signatures, pour renouveler un permis, n’en manquent pas ! Le patron monte alors au premier étage, découvre avec soulagement que la place du bureau pour payer les contraventions n’a pas changé. Il y entre : peu de personnes sont là. Il présente alors son permis et sa carte d’identité et l’employé lui dit de patienter sur une des chaises disponibles dans la salle. C’est l’attente la plus angoissante de la journée. Puisqu’on est en Egypte, on n’a aucune idée de la somme qu’on va payer pour les contraventions. Le patron avait entendu qu’il y avait actuellement un site sur lequel on pouvait taper son numéro d’immatriculation et savoir ainsi, aussi facilement, la somme due. Apparemment, on pouvait même payer par carte bleu directement grâce à ce site. Puis, non sans grand étonnement, il a su aussi que depuis quelques mois, ce site était tombé en panne (voir comment !) et que ce rêve avait donc, tout simplement, disparu ! Bref : Le patron avait pris donc avec lui ce matin la modeste somme de cinq milles livres parce qu’il n’avait pas envie de se trouver comme un con sans avoir l’argent suffisant pour payer les contraventions. Comme les agents de circulation s’amusent à remplir leur carnet de contravention sans justificatif pour les conducteurs, tous les conducteurs égyptiens s’attendent alors à la mauvaise nouvelle de l’année en apprenant les sommes à payer. Quoique le patron soit un conducteur modèle, qu’il ne brule jamais de feu rouge, qu’il ne se gare jamais en double file, qu’il mette toujours sa ceinture de sécurité, son inquiétude augmentait de plus en plus chaque fois qu’il entendait l’employé appeler tel ou tel conducteur pour demander des sommes qui dépassaient largement les milles livres ! Quelques conducteurs râlaient alors, demandaient de voir Monsieur l’officier responsable. Le patron les suivait de regard : ils se dirigeaient vers une petite porte, la poussaient, disparaissaient ensuite pour quelques minutes dans un bureau, pour en ressortir, un peu moins en colère et avec une somme inférieure à payer à la caisse. En effet, le patron se rappelle alors de l’histoire qu’un de ses tontons lui avait racontée : Le tonton avait eu une grosse somme à payer pour les contraventions et lorsqu’il avait manifesté son étonnement face à la somme qu’il devait verser, on lui avait dit qu’il pouvait voir Monsieur l’officier pour discuter avec lui. Il avait alors accepté et avait été amené dans un bureau où un officier était assis face à un grand registre. « Que voulez-vous monsieur ? »

-         Voilà, on me dit que je dois payer cette somme énorme pour les contraventions et je veux comprendre pourquoi !

-         Ok, on vous enlève cinq cent livres du total à payer ! Bonne journée.

-         Je ne comprends pas !

-         Qu’est ce que vous ne comprenez pas ?

-         Pourquoi je devais payer toute cette somme d’abord et pourquoi maintenant vous avez réduit cinq cent livres sans aucun justificatif ! Cette différence là, qui va la payer ? Vous m’en faites cadeau ?

-         Il n’y a rien à comprendre monsieur ! C’est comme ça ! Si vous n’êtes pas content, allez payer toute la somme que l’employé vous a indiquée. Je n’ai pas de temps à perdre !

Une joie mélangée de colère s’était emparée du tonton, qui, comme des milliers d’égyptiens, est sorti de ce bureau, perturbé par ce qu’il venait de vivre, essayant avec peine de comprendre ce qui était entrain de se passer, sans trouver pour autant la moindre réponse. A ces moments là, le vrai bonheur se réduit à  renouveler tout simplement son permis et à partir de cet endroit le plus vite possible.

Revenons à notre patron qui se rappelle de cette histoire chaque fois qu’il doit renouveler son permis. Le temps passe lentement, et une douleur d’angoisse le prend à l’estomac. Puis, enfin, l’employé l’appelle : le patron se précipite vers le guichet : seize livres de contravention ! Le patron n’en revient pas ! Tout fier de lui-même et de sa conduite exemplaire, il tend un billet de vingt livres à l’employé. Celui-ci lui dit qu’il n’a pas de petites monnaies pour lui donner les quatre livres qui lui restent. Le patron, comprends et lui dit que ce n’est pas grave, qu’il peut se garder la petite monnaie. L’employé, apparemment habitué à ce genre de manipulation, prend l’argent et demande au patron de patienter encore un peu pour qu’il ait le reçu. Le patron s’assoit de nouveau,  beaucoup plus soulagé et patiente. Il remarque alors qu’il était déjà trempé de sueur : L’angoisse apparemment ! Il cherche désespérément un ventilateur mais découvre que tous les ventilos dataient d’une trentaine d’années et qu’ils étaient tous orientés vers les employés. Pour le public, nada ! Il regarde alors mieux ces ventilateurs d’une autre époque. Une crasse noire les couvre, des fils pendent dans tous les sens. Des ventilos qui font beaucoup plus de bruit que d’air. Il commence à s’ennuyer le patron : Il entend enfin son nom. Il se dirige vers un autre employé qui lui donne le reçu. La première mission est terminée. Maintenant il peut aller à la recherche du nouveau poste de police pour continuer les démarches. Il doit faire vite avant que les rues soient bloquées par les embouteillages. Il se dirige alors vers ce nouveau poste, arrive à le trouver sans difficulté et arrive même à se garer facilement. Là, changement total de décor. Le bâtiment est fait avec beaucoup de gout : des murs couverts de briques en pierre, des bancs et des parasols en osier ornent un jardin couvert de pelouse. On se croirait dans un de ces nouveaux hôtels à Hurghada. Le patron entre alors dans le bâtiment pour se trouver dans un autre monde. Toutes les salles sont climatisées (un peu trop même), des employés souriants, un service rapide, des chaises modernes, des ventilateurs partout malgré la climatisation. Le patron termine vite les papiers et observe avec stupeur Monsieur l’officier, qui, cette fois-ci, ne se cache pas derrière son bureau, mais bien au contraire, qui se promène entre les gens pour voir s’ils ont besoin de quoi que ce soit, qui leur parle avec beaucoup de respect, qui règle tout de suite leur problème s’ils ont la moindre question. Mais tout n’est pas aussi rose. Lorsque le patron ressort pour faire contrôler sa voiture, il constate que le contrôle consiste uniquement à vérifier le numéro du moteur, un point c’est tout. Aucun contrôle sur le pot d’échappement, ni sur le moteur en marche, ni sur les clignotants, ni sur le klaxon. Rien de tout cela. L’employé avait même oublié de vérifier si l’extincteur du feu y était ou pas. Une fois au guichet, l’employé lui dit qu’il avait oublié de signer le papier pour l’extincteur. Le patron retourne voir l’employé du contrôle, qui, ouvre le coffre de la bagnole, recopie le numéro de l’extincteur sur le papier, sans aucune autre vérification, sous le regard amusé du patron qui se disait que seulement en Egypte, le contrôle des voitures était fait aussi scrupuleusement ! Bref, arrivé au dernier guichet, un autre employé lui lance la dernière surprise : « Mais, votre permis est daté du mois de novembre : vous ne pouvez le renouveler que au courant de ce mois de novembre ou durant le mois d’après. Jamais avant ! » Le patron n’en revenait plus. « Vous comprenez monsieur l’employé, je viens de retaper ma voiture, je veux en finir avec cet histoire du renouvellement avant qu’elle ne soit cabossée. Vous connaissez les rues du Caire et la circulation ! Il doit bien y avoir une solution. »

- C’est parce que vous êtes surtout un gentil monsieur qu’on va trouver une solution, lance alors l’employé au patron avec un petit air malin. » Le patron alors, glisse la main dans sa poche, sort un billet de cinquante livres et la glisse entre les papiers de son dossier bien rempli d’une dizaine de signatures. L’employé disparait pour quelques minutes puis revient, dit au patron que c’était réglé et demande au patron de patienter. Une demi-heure plus tard, un employé appelle le patron, ainsi que d’autres conducteurs. Ils sortent tous du bâtiment, se dirigent vers le parking des voitures. Le patron remarque qu’il porte avec lui les nouveau permis ainsi que les nouvelles plaques d’immatriculation. Une fois sur le parking, une meute de jeunes se précipitent sur l’employé, l’entourent en tendant la main, se poussant du coude, dégoulinants de sueur. L’employé leur cri dessus. Le patron observe cette scène surréaliste en se tenant un peu à l’écart. Il entend son nom. L’employé donne à un des ces jeunes, les nouvelles plaques d’immatriculation et le patron l’accompagne jusqu’à la voiture. Là, le patron peut enfin se dire que c’est presque fini. Il regarde avec beaucoup de pitié et de douleur ce jeune, poussiéreux, agenouillé par terre, en plein soleil, sous une chaleur écrasante, entrain de mettre les nouvelles plaques à la voiture. Dans un silence presque de prière, le jeune travaille vite. Les autres conducteurs sont aussi près de leur voiture à regarder d’autres jeunes faire la même besogne, tandis que, plus loin, un autre employé, distribue d’autres plaques à une autre meute de jeunes poussiéreux. Une tristesse monstre envahit alors le patron. L’écart social énorme dont souffre la société égyptienne le frappe de plein fouet. Certes, le patron a enfin son nouveau permis, glisse une dizaine de livres à ce jeune poussiéreux pour le remercier pour son travail. Le patron essaye de croiser son regard comme pour le remercier, mais, le jeune poussiéreux est déjà parti vite vers sa meute à la recherche d’une autre plaque. Le patron alors, s’installe enfin dans sa voiture, met sa climatisation pour chasser cette chaleur infernale après deux heures d’attente en plein soleil, et démarre.

Par nagui chehata
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Dimanche 27 septembre 2009

Comme promis, le patron a envie de raconter ses aventures à l’égyptienne pour renouveler son permis de voiture :

En Egypte, les propriétaires des voitures privées ont le luxe de pouvoir choisir entre deux choix : Renouveler chaque année le permis de la voiture ou bien renouveler chaque trois années ce même permis. Mais comme cet acte peut paraître complètement banal dans n’importe quel pays au monde, qu’il soit développé, sous développé, ou du Tiers Monde, en Egypte, c’est une vraie Mission impossible à la James Bond et l’on doit se préparer mentalement, moralement, voire physiquement à une telle mission. Depuis que le patron a acheté sa voiture actuelle, neuf ans déjà, il a opté à renouveler son permis de voiture chaque trois ans pour essayer de sauvegarder sa santé morale et son amour que quelques uns voient démesuré pour son pays. En Egypte aussi, un contrôle de qualité doit être fait sur chaque voiture pour vérifier si le véhicule est en bon état et peut donc être conduit sur les routes égyptiennes.

Il y a trois ans, lorsque le patron devait renouveler son permis et aussi faire contrôler sa voiture, il n’avait pas eu le temps de faire retaper sa bagnole et s’était dit qu’il tenterait sa chance pour voir si elle pouvait passer le contrôle de qualité malgré tous les petits accidents qu’elle avaient eus : il s’était alors présenté dans un parking, juste à coté du poste pour renouveler son permis, avait apporté tous les papiers nécessaires pour le contrôle et s’était présenté au guichet, une petite cabane en bois en plein soleil, où un monsieur d’une cinquantaine d’années était assis et remplissait des papiers. Lorsqu’il a vu la tête du patron et a compris que c’était pour un contrôle de qualité, il lui a tout simplement demandé : « Bon, on fait comment là ? Je vais la contrôler ou bien considérons que je l’ai déjà fait ? », Phrase prononcée sur un ton bien fourbe et qui ne voulait dire que « où est donc mon pot de vin ? »  Le patron qui n’avait pas envie de retaper sa bagnole à ce moment là, avait glissé sa main dans sa poche, avait sorti un billet de vingt livres, et l’avait déposé discrètement entre les papiers qu’il avait présentés à l’employé. Celui-ci, avait pris très audacieusement le billet de vingt livres, l’avait regardé d’un air dédaigneux et avait dit : «  Dans ce cas, il vaut mieux que j’aille quand même contrôler la voiture ! » Le patron avait compris : il avait alors ressorti encore un billet de vingt livres et cette fois-ci le lui avait donné au vu et au su de toutes les autres personnes qui les entouraient. Un large sourire s’était alors dessiné sur les lèvres de l’employé, et sa signature déposée sur le papier du contrôle de qualité ! C’était fait !

Cette année, le patron savait qu’il pouvait répéter la même scène, que peut être, il devrait verser un peu plus parce que tout avait augmenté, y compris les pots de vin ! Mais, sa voiture avait tellement souffert au bout de neuf ans de circulation, la peinture avait perdu son éclat, bref, il ne pouvait plus supporter de conduire sa voiture dans un état pareil. C’est pour cela qu’il a décidé de retaper à neuf sa voiture et actuellement il est tout satisfait du résultat. Pour une fois, il n’allait pas devoir verser de pots de vins puisque tout était en règle ! Mais, comme on est en Egypte, et que les surprises n’en manquent pas lorsqu’on a à faire à des papiers officiels, le patron allait vivre une journée particulière ! … (À suivre)

Par nagui chehata
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Samedi 26 septembre 2009

Le patron de la pension de la joie vit dans l’attente depuis déjà plus que deux semaines : Tout d’abord, il attend, chaque jour, des nouvelles réconfortantes pour savoir quand aura lieu cette fameuse rentrée scolaire en Egypte qui se fait tant désirée cette année en raison de la panique nationale de la grippe porcine. Il est vrai que durant l’année scolaire, le patron professeur travaille comme un malade et n’a plus un moment pour lui. Il est vrai aussi que quand arrivent les vacances scolaires, il est bien content d’en profiter ! Mais, lorsque ces vacances se font trop prolonger comme actuellement, il commence à s’ennuyer et à se dire que, quand même, ses élèves lui manquent bien, qu’un mode de vie plus rythmé lui va bien aussi. Il profite alors de ces vacances forcées pour faire tant d’autres projets qu’il doit terminer : Il s’est enfin décidé de retaper sa bagnole à neuf, carrosserie et peinture. Mais, en Egypte, pour ne pas tomber entre les mains d’imposteurs, le mieux c’est de demander à quelqu’un de confiance de lui indiquer des garages de confiance. Le patron a eu recourt alors à son chauffeur de taxi préféré, Tamer à qui beaucoup de clients de la pension de la joie avaient ses services lors de leurs séjour au Caire. Tamer est parmi ces rares chauffeurs de taxi qui entretient à merveille sa voiture. Il a de bonnes adresses pour la carrosserie et la peinture des voitures. Bien que le quartier où il a emmené le patron soit d’une extrême misère, on y trouve un monde à part : des voitures accidentées, éventrées, décolorées ! Toutes sont remises à neuf grâce au travail magique de ces égyptiens qui apprennent ce métier de leur plus jeune âge. En moins de deux semaines, la voiture du patron était quasi neuve ! Mais, il lui reste encore un problème de moteur assez compliqué et pour ce, le patron a décidé de l’emmener à l’agence pour qu’elle soit bien réglée. Là, il sait qu’il sera littéralement ruiné, surtout après les deux mois de salaire qu’il a dû payer pour retaper la carrosserie. Et ce n’est pas fini : il doit enfin renouveler le permis de la voiture, aventure qu’il doit faire chaque trois ans. Les connaisseurs de cette démarche peuvent imaginer ce que c’est de renouveler un permis de voiture en Egypte. Mais, le patron préfère garder le suspense et raconter sur son blog cette aventure, une fois qu’il l’aurait vécue puisque, à chaque fois, il y a des pages à raconter !

Attente aussi passée chez son père puisque sa mère a décidé de profiter d’une semaine de vacances à Hurghada. Et comme le père du patron est assez malade et ne peut, du coup, accompagné madame à la mer, le patron a dû passer une semaine à la maison familiale pour s’occuper de son papa chéri. Il est vrai que le papa du patron est un personnage de roman et que jamais le patron ne se lassera de ses histoires, mais, cela a obligé le patron à jongler entre la maison familiale et la pension pour passer nourrir ses pauvres chats qui sont restés seuls durant cette semaine. Le résultat en était que Pucci, puisque le patron ne le brossait pas régulièrement pendant cette semaine, a eu plein de boules de poils et que maintenant, le patron doit aussi l’emmener chez le véto pour lui raser les poils ! Bref, même si les vacances sont prolongées, les occupations du patron n’en finissent pas. Mais, que cette année scolaire commence !

Par nagui chehata
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Mercredi 9 septembre 2009

Un appel téléphonique à la pension de la joie : le cousin du patron lui annonce que leur célèbre tonton, le grand sculpteur égyptien souffre de forte fièvre après son retour d’un séjour du Maroc. Ses collaborateurs se sont inquiétés et ont décidé de le transporter à l’hôpital pour voir ce dont il souffrait. Dans ces cas, et avec la menace de la grippe porcine, il est conseillé d’amener le patient à un célèbre hôpital au Caire. Bref, après consultation, on lui prescrit des médicaments, et sans lui faire la moindre analyse pour s’assurer qu’il n’avait pas la grippe porcine, on l’envoie à un autre hôpital à l’autre bout du Caire. Deux heures après, il arrive à l’autre hôpital et là, on lui dit qu’ils ne pouvaient pas le garder parce qu’ils n’avaient pas d’étage pour les isolations ! Là-dessus, les amis du tonton profitent de ses connaissances hautes placées et appellent le ministre de la culture, grand ami du tonton. M. le Ministre de la culture le mets alors en contacte directement avec M. le Ministre de la Santé qui conseille de se diriger vers un troisième hôpital, à l’autre bout du Caire (encore) où il y aurait, apparemment, une cellule de crise pour les cas suspects de grippe porcine. Au bout de six heures de trajets, tremblant de fièvre et presque dans un état de choc, le fameux sculpteur égyptien arrive à l’hôpital et on lui consacre un superbe chambre. Le lendemain, le cousin du patron téléphone au patron pour lui dire que les analyses étaient heureusement négatives, et que le tonton ne souffrirait donc pas de grippe porcine mais d’une forte infection pulmonaire. La maman du patron ainsi que le patron lui-même, son cousin accompagné de sa femme, tous se dirigent alors enfin en ce premier jour du ramadan vers l’hôpital pour voir le tonton et prendre de ses nouvelles, maintenant qu’il n’y avait plus de risque de contamination. Arrivé devant l’hôpital, le patron voit un super bâtiment brillant neuf. Ils y entrent, pour se trouver dans un grand hall, presque vide, où un seul employé se trouve derrière un bureau. Dans ce premier jour du ramadan, une voix d’un prieure récitant les versets du coran raisonne à fond la caisse dans le hall de cet hôpital. Le patron a du mal à entendre l’employé qui lui indique que le tonton était au sixième étage. Bref, le patron se prête à se diriger vers le fond du hall à la recherche d’un ascenseur, mais on lui dit qu’il faut d’abord payer trois livres pour la visite du malade, le prix du billet de la visite. Une employée étalée sur une table prend l’argent sans regarder le patron et lui arrache machinalement un bout de papier en guise de billet. Le patron repart à la recherche de l’ascenseur, son billet de visite à la main, suivie de sa mère, effarée du son du téléviseur qui hurle sa prière. « On est quand même dans un hôpital, lance la mère du patron scandalisée par ce non respect du silence. » Ils recherchent en vain l’ascenseur mais ne trouve qu’un qui monte au troisième étage. Le patron revient à l’employé du hall pour redemander où se trouvait l’ascenseur pour le sixième. D’un geste de la main, il lui indique c’est au fond puis à droite sans même daigner regarder le patron. Scandalisé par cette nonchalance générale, le patron insiste que l’employé vienne pour lui indiquer le chemin de cet hôpital désert parce qu’il n’avait pas envie de trainer sa mère qui n’est plus de la première jeunesse en avant en arrière sans raison. L’employé se lève,  traine des pieds, va au fond du hall  effectivement, tourne à droite, puis continue à marcher, ouvre une porte, tourne encore à droite, et là, arrive enfin à l’ascenseur. Le patron regarde quelques traces de sang séchées par terre, entends des gens qui se disputent au sous sol (des employés peut être ?) Bref. Il arrive enfin avec sa mère au sixième étage. Ils sortent de l’ascenseur, observent avec inquiétude l’absence de tout être humain de l’étage, se dirigent vers la chambre numéro 601. Une infirmière à la porte leur donne un masque et leur demande de le porter. Ils entrent, saluent le tonton, trouvent d’autres personnes chez lui. Puis, l’infirmière rentre pour lui faire une prise de sang. La mère du patron lui demande la raison, l’infirmière lui dit qu’en fait, l’échantillon avec lequel le teste de la grippe porcine n’était pas bon et qu’il fallait le refaire !

« Vous voulez dire qu’il peut être atteint vraiment de grippe porcine ? Lui lance terrifié le patron.

-         Inchallah tout ira bien, et le test sera négatif.

-         Mais au cas où ça serait positif ?

-         Ben, dans ce cas, vous devriez rester avec nous ici dans l’étage d’isolation pour dix jours ! D’ailleurs je ne comprends pas comment on vous a laissés monter ici. En principe, la visite n’est pas permise pour les patients de cet étage puisqu’il est consacré pour les cas de la grippe porcine ! »

Le patron regarde alors sa mère, puis son cousin, puis les autres personnes présentes dans la chambre numéro 601. Il a l’impression que c’est une blague. Mais apparemment ce ne l’est pas. L’infirmière très sérieuse continue son discours :

« Vous savez, l’autre jour, un couple qui revenait d’un voyage de noce, tous les deux ont été atteint de grippe porcine et ont passé chez nous dix jours. Le père de la mariée venait lui apporter de bons petits plats qu’il lui laissait devant la porte de la chambre, puis repartait, pour ne pas être contaminé lui aussi. Moi je ne comprends vraiment pas comment on vous a laissé entrer ainsi sans rien vous dire ! Mais bon, il faut laisser tout entre les mains de Allah ! Tenez, moi je suis enceinte et on me fait travailler avec les cas de grippe porcine ! Il faut avoir confiance en Dieu !

-         Ok, mais nous maintenant qu’est ce qu’on fait relance le patron ? On doit attendre les résultats pour savoir si on peut repartir ?

-         Les résultats n’apparaitront que ce soir. Vous, vous pouvez faire ce que vous voulez ! De toute façon, les médecins qui s’occupent de cet étage ne viendront que ce soir, après l’iftar, puisque nous n’avons que Monsieur Adam (le tonton du patron) malade ici. »

Le patron alors regarde sa mère, puis son cousin, puis sa mère de nouveau. Puis, tous éclatent dans un fou rire : tout cela leur paraissait fou ! Le rire se propage dans la chambre et pour surmonter cet angoisse qui les envahissait petit à petit, ils décident de tourner tout cela à la dérive : Le patron sort son appareil photo et commence à prendre tout le monde en photo juste pour le souvenir : Puis, la mère du patron se lève, se dirige vers frère malade, l’embrasse et lui dit qu’elle repassera le lendemain. « Yala, partons ! » Le patron la regarde ahuri ! Ils ne vont tout de même pas rentrer ainsi sans savoir les résultats des analyses. Eh ben si, ils saluent les autres visiteurs qui commencent à affluer dans la chambre 601 pour visiter le grand sculpteur Adam Henein. Si les résultats du test s’avèrent positifs, nombreux ceux qui seront dans la merde ! Mais, comme dirait l’autre : Inchallah, tout ira bien ! Bien tard le soir, le téléphone de la pension de la joie sonne : Test négatif !

Par nagui chehata
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Mardi 1 septembre 2009

Le patron de la pension de la joie vient de passer quelques jours inoubliables à Alexandrie, plus précisément à Agami, une plage à l’ouest de la ville. Comme ces jours-ci c’est la période du Ramadan, le patron et quelques amis se sont dit que c’était la meilleure occasion de profiter de la mer et du calme des plages. A cette époque de l’année, c'est-à-dire en plein mois d’aout, les plages d’Alexandrie sont noires de monde. Mais, en raison du Ramadan, les musulmans qui sont quand même majoritaires en Egypte, ne vont pas à la plage pour observer leur mois de jeûne et restent donc à la maison, du moins ceux qui sont encore en vacances. Et comme le Ramadan avance chaque année d’une dizaine de jours, le monde arabe connaitra au moins dix ans durant lesquels ce mois de jeûne tombera en plein vacances scolaires. Du coup, ce sont les chrétiens d’Egypte qui profitent à fond pour conquérir les plages du pays et pouvoir ainsi retrouver des comportements de vacances plus au moins normaux ! Le patron avait la joie de constater que, sur les plages d’Agami, d’habitude noire de  monde où des femmes toutes habillées nagent dans l’eau, des hommes, habillés aux aussi, matent les corps de femmes sous leur habits qui leur collent encore plus lorsqu’elles sortent de l’eau, bref, ces plages là, retrouvaient finalement leur splendeur d’autrefois. Cette fois-ci, les femmes descendaient à l’eau en maillot de bain, se promenaient sur la plage sans se faire lourdement draguer par des hommes en chaleur. Des familles entières s’amusaient, riaient, mangeaient, buvaient des bières et d’autres boissons. Bref, le patron avait l’impression de retrouver l’Egypte qu’il a connue il y a une trentaine d’années, l’Egypte des films en noir et blanc, où l’on n’avait pas honte de son corps, où l’intégrisme religieux et l’obsession du sexe qui vont toujours de paire n’avaient pas encore pris le dessus de la société égyptienne. Le patron passait son temps à observer ces familles qui occupaient tranquillement les parasols et se disait que c’était bien dommage que toute la société ne puissent pas retrouver une ouverture d’esprit qui a existé jadis. Une des plages où l’on se sent vraiment comme en Europe c’est « Paradis », plage privée pour les habitants du quartier de Bianchi, le quartier le plus vieux d’Agami. L’histoire de ce quartier commence il y a plus qu’une cinquantaine d’année quand le célèbre chanteur égyptien Abel Halim Hafez, surnommé Le Rossignol Noir, est allé habiter dans une maison construite par les bédouins du coin. Les maisons d’alors étaient construites avec des roches de calcaire blanches. Puis, ont suivi d’autres acteurs, comme Nadia Lotfi et d’autres encore. Le coin est devenu très à la mode en peu de temps surtout qu’il n’était pas très loin d’Alexandrie. Les bourgeois d’Alexandrie de l’époque ont, eux aussi, commencé à construire des résidences secondaires et toute la bourgeoisie alexandrine de ces années là passaient les mois d’été à Agami, alors que la ville d’Alexandrie se remplissait de vacanciers venus du Caire et d’autres villes du Delta du Nile. Petit à petit, Agami s’est étendue et des quartiers moins riches ont été construits, créant ainsi deux mondes voisins : d’un coté, Bianchi avec les riches d’Alexandrie, de l’autre, El Bitache, moins riche avec des immeubles et des appartements. Mais Bianchi a réussi à garder son aspect avec ses villas d’une grande simplicité mais avec beaucoup de goût aussi. Les coucher du soleil sur la plage sont plus que magnifiques et le patron passait là des heures avec ses amis à refaire le monde, à philosopher comment on pourrait sauver le peu de choses qui restent encore de cette époque d’or. Le soir, il préférait repartir sur Alexandrie pour dormir chez l’un du groupe parce que l’appartement qu’ils avaient loué à El Bitache avait certes une superbe vue sur la mer, mais était très mal équipé. Les matelas étaient dans un état désastreux à un tel point que le patron n’avait pas envie d’y mettre ses draps qu’il avait ramenés avec lui de la pension. Pas assez d’assiettes, ni d’ustensiles de cuisine. Bref, un bel appartement certes, mais les propriétaires, des gens qui n’ont aucun sens du savoir faire, veulent juste gagner de l’argent, sans se donner la peine d’améliorer les services les plus simples pour rendre les vacances agréables aux locataires. Du coup, chaque soir, après avoir pris sa douche, toute la joyeuse bande partait vers Alexandrie pour passer la soirée. Ils ne pouvaient pas éviter de ne pas manger chez El Fallah, le meilleur petit resto qui fasse des foies à la façon alexandrine. Un tout petit magasin d’à peine deux mètres qui a réussi à se faire une réputation des meilleurs plats de foies d’Alexandrie, un must pour ceux qui passent des vacances à Alexandrie et pour les alexandrins eux-mêmes qui résistent difficilement à un bis, tellement c’est bon.

Par nagui chehata
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Vendredi 28 août 2009

Le patron de la pension de la joie profite ces jours-ci du mois du Ramadan et est parti au bord de la mer, près d’Alexandrie, pour bronzer et jouir de la plage à Agami, une citée balnéaire où la plus part de la bourgeoisie alexandrine passe les mois d’été. Il promet qu’à son retour, il écrira ses dernières découvertes et racontera ses dernières aventures.

Par nagui chehata
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Mercredi 26 août 2009

Le patron ne pouvait pas partir d’Istanbul sans visiter le fameux palais de Dolma Bahce. Il avait entendu parler longtemps de ce palais et de ces merveilles grâce au guide la veille. Et comme il ne lui restait qu’une journée et qu’il avait encore plusieurs monuments qu’il n’avait pas visité, il hésitait quoi choisir : entre la mosquée bleue, le Topcapi et le Dolma Bahce, le choix était difficile à faire. Bon, c’est décidé : il retournera une deuxième fois à Istanbul pour visiter encore tout ce qui lui manquait l’année prochaine. L’histoire de la construction du Dolma Bahce l’intéressait le plus : d’après le guide, ce palais fut construit grâce à une folle histoire d’amour entre le Sultan et une dame Russe qu’il avait éperdument aimée. Il décida alors de lui construire le plus fameux des palais et le plus riche soit-il. Il dépensa des millions et a ainsi vidé les caisses de la Turquie. Puis, comme le palais n’était pas encore terminé, il a emprenté de l’argent aux pays voisins et a ainsi fortement endetté la Turquie. Une histoire d’amour folle alors fut la raison de la construction de ce palais grandiose. Le patron est allé chercher sur le net pour avoir plus d’informations dont voici le site.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_Dolmabah%C3%A7e

Comme le hasard fait toujours bien les choses, le patron ainsi que ses amis, sont arrivés donc ce matin là aux portes du palais pour trouver une longue queue interminable de visiteurs. Les amis du patron semblaient hésiter de patienter et présentaient qu’ils allaient perdre la journée à faire la queue. Mais, face à l’insistance du patron, ils ont décidé de patienter comme tout le monde. Puis, à un moment donné, le patron ainsi que ses amis et les centaines de touristes qui attendaient tranquillement que la queue avance, entendent une musique de tambours et d’autres instruments de musique. Des gardes viennent alors pousser la queue de coté pour qu’on laisse passer une fanfare toute particulière : Les Mehter, la plus vieille fanfare de guerre au monde.

 Un mehter ou mehter takımı (mot turc) était une compagnie chargée de l'intendance et un orchestre de musique militaire sous l'Empire ottoman. Constitué essentiellement de janissaires qui devaient en outre s'occuper de l'orchestre, le mehter avait également à l'origine pour mission de dresser la tente du sultan lors de ses campagnes militaires ou de s'occuper des chevaux (palefreniers). Il servait aussi maître d'arme et de garde du corps.

Au XVe siècle, il existait, selon certaines sources, 2 340 mehters dans la seule ville d'Istanbul.

Ils disparaissent en même temps que les janissaires en 1826.

De nos jours, l'armée turque perpétue le souvenir des mehters, par le biais d'une formation (mehter bölüğü) qui effectue quelques représentations costumées dans le cadre du musée militaire (askeri müze) d'Istanbul.

Avec le mouvement de la foule que cette fanfare a provoquée, un des amis du patron a profité pour se faufiler et avancer bien pour pouvoir enfin acheter les billets et ainsi entrer dans le domaine du palais. Le patron était dans ses petits souliers surtout qu’il n’aime pas casser les lois comme ça et devancer les gens. En général c’est un comportement qui l’énerve énormément, mais pour dire la vérité, il était tout content lorsqu’il a pu enfin rentrer dans les jardins du palais parce qu’il voyait que la queue derrière lui n’arrétait pas de s’allonger. Tant pis, il fera sa bonne action plus tard dans la journée. Une fois dans les jardins du palais, le patron ainsi que ses amis se sont laissé envouter par la beauté du lieu. Le palais est construit juste sur le Bosphore, d’ailleurs , le nom du palais veut dire « la terre qu’on a ajoutée à la mer » parce que, en effet, pour construire ce palais, on a du jeter des pierres dans la mer pour qu’il soit complètement construit avec cette vue magnifique sur le Bosphore. Les murs des portails sont travaillés avec une grande finesse donnant l’effet de la dentelle. Même les grandes portes en fer forgé qui donnent sur le Bosphore sont magnifiquement travaillées et donnent encore plus d’élégance à cet endroit. Partout de petites fontaines sont joliment entretenues. Le patron et ses amis étaient comme des enfants qu’on laissait courir dans un grand parc d’attraction. Hors qu’ici, les attractions étaient un mélange d’élégance, de finesse, de folies de grandeurs, preuve d’amour du Sultan pour sa bienaimée. Le patron ne voulait pas perdre un coin du jardin sans le visiter. Il prenait son temps sachant qu’à l’intérieur du palais, il allait avoir encore plus de belles surprises qui lui feront briller les yeux. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur du palais et le patron a dû prendre du net quelques photos pour donner à ses lecteurs une idée de l’élégance du lieu. Il conseille vivement ses amis de lire bien le lien qu’il a ajouté sur le palais pour plus d’informations ! Il conseille vivement ses lecteurs et ses amis de ne pas rater l’occasion d’aller visiter ce palais lors de leur prochain voyage à Istanbul. Certes, la construction du palais a ruiné le peuple et ce n’est pas par hasard qu’Atatürk soit venu pour changer l’image de la Turquie. Il a réussi à rendre ce palais propriété de l’Etat et y est mort. Le patron a visité sa chambre et a remarqué que la grosse pendule était arrêtée à neuf heures cinq, l’heure à laquelle, le Père des Turcs est décédé. Voici, quelques citations de cet homme que le patron a aimées en particulier :

  • "L'homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'Etat." (Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938 / La cliente)

Le fanatisme repose sur l’ignorance. C’est pourquoi celui qui est fanatique est ignorant. La science va absolument vaincre l’ignorance. Il faut donc éclairer le peuple". Mustapha Kemal Atatürk- 1923

 

Nos femmes doivent être encore plus instruites, beaucoup plus progressistes,beaucoup plus intellectuelles que les hommes". 1923

 

 Aussi longtemps qu'une Nation ne possède pas une armée de culture, les victoires qu'elle peut remporté sur les champs de bataille ne peuvent aboutir à aucun résultat durable."

 

 

 

 

Par nagui chehata
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