Vendredi 30 décembre 5 30 /12 /Déc 14:33

399938_10150509164079889_511739888_8434588_2109253726_n.jpgFlocon vient d'arriver à la pension de la joie aujourd'hui 30 décembre 2011 . Il a quatre mois et il vous souhaite encore à tous une merveilleuse nouvelle année 2012

Par nagui chehata
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Mercredi 28 décembre 3 28 /12 /Déc 21:42

68-voeuxLe patron de la pension de la joie profite de l'occasion de la nouvelle année pour souhaiter à tous ses amis et lecteurs une bonne nouvelle année 2012 ! Qu'elle soit meilleure en tout de l'année 2011 qui est loin d'être oubliée et qui continue encore à bouleverser la vie du patron. Année qui a vu naitre une révolution surprenante dans le pays, révolution qui continuer à bouleverser tout le pays et la vie du patron avec. Une année qu'il n'est pas prêt à oublier, notamment avec le départ de son père tant aimé après beaucoup de souffrances avec la maladie. Et comme il n'y a jamais deux sans trois, une année qui a été couronnée aussi par la fin d'une histoire d'amour auquel le patron avant tant cru pour se retrouver face à une réalité, un vide, des souvenirs durs à trainer derrières lui. Mais 2011 aussi était pleine de merveilleuses rencontres, de merveilleux moments inoubliables. Durant cette année, le patron a décidé de garder grands ouvertes les portes de sa pension de la joie pour recevoir des voyageurs incroyables. Chacun arrivait à la pension avec un bout du monde, un bout d'histoire, des histoires, des vies ! C'est pour cette raison que le patron de la joie a décidé, à la veille de cette année 2012, de commencer de présenter ces voyageurs inconnus qui atterrissent chez lui pour les présenter à ses chers lecteurs et partager avec eux ces moments de bonheur qu'il vit. L'année 2012 donc sera l'année du partage, l'année de voyages extraordinaires et de personnages hors du commun ! Bonne année à tous et à très bientôt avec les premiers articles avec des voyageurs hors du commun et une pension encore plus joyeuse !

Par nagui chehata
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Mercredi 20 juillet 3 20 /07 /Juil 13:55

Le patron est silencieux depuis quelques temps ! A quoi est dû ce long silence ? En fait, il est tout simplement dû aux évènements multiples de cette année 2011 pleine de rebondissements. Et le patron n’a pas encore assez de recul pour avoir une lucidité qui lui permettrait d’écrire. S’il écrit, il entrainerait certainement ses amis et ses lecteurs dans les mêmes  idées chaotiques qui lui traversent la tête.

Ces idées chaotiques ne sont pas simplement dues à la révolution égyptienne, mais aussi à des petites révolutions qui n’arrêtent pas d’avoir lieu dans la  vie personnelle du patron, des révolutions tellement rapides qu’il n’a même pas le temps de souffler pour les analyser et réussir à discerner ce qu’il peut en tirer de positif.

Même au sein de la pension, la révolution est passée par là : Une pensionnaire qui connait bien le patron parce qu’elle était déjà venue plusieurs fois à la pension, et qui, tout d’un coup, l’accuse de lui avoir fait payer d’une façon exagérée une course de taxi et poussant un coup de gueule inattendue lors de sa dernière soirée à la pension. Le patron en est resté profondément dégouté vu que jamais l’argent n’était un de ses intérêts pour recevoir des amis à la pension. Si le patron ouvre ses portes aux gens c’est parce qu’il adore l’amitié et le partage. De là, à se trouver attaquer, voire agresser verbalement chez lui, sans aucune raison, tout cela l’a laissé profondément dégouté de l’idée même de recevoir des gens chez lui. Pendant quelques semaines après, le patron a préféré fermer les portes de sa pension, et jouir d’une solitude qu’il fuyait souvent. Pas la peine de faire venir des gens pour, après, se trouver dans des situations de malentendus insupportables.

Fermer les portes de sa pension, fermer les portes de son cœur après que l’amour de sa vie l’a lâché du jour au lendemain par un simple mail où le patron a appris qu’il a été dupé pendant trois mois et que, le lendemain de ce mail, les fiançailles officielles entre les deux nouveaux amoureux allaient être célébrées ! Choc, abandon, incompréhension, amertume, souvenirs, peur d’un futur inconnu, désespoir, une avalanche de sentiments négatifs lui est tout simplement tombé sur la tête, l’anéantissant, l’achevant !

Et la série continue avec le refus inattendu de son visa pour le Canada : Le patron devait partir avec sa mère au Canada pour célébrer la graduation de sa nièce Caroline. Il avait présenté tous les documents nécessaires pour sa demande de visa, et comme il n’avait jamais été refusé auparavant, il avait même acheté son billet d’avion, avait téléphoné à un ami en Hollande pour lui dire qu’il allait passer le voir enfin sur le chemin du retour du Canada. Puis, bizarrement, sa demande ainsi que celle de sa mère ont été refusées. Pas assez de preuves que le patron et sa mère allaient retourner au pays quand ils auront atteint le sol Canadien. Que faire pour faire comprendre à ces types que le patron n’a aucune envie de vivre loin de son pays, qu’il déteste le froid et que le Canada ne l’intéressait absolument pas ? Le frère du patron insiste et envoie une lettre d’invitation sur un ton plus sec à l’ambassade. Le patron et sa mère tentent de nouveau la demande de visa. Cette fois ci, ils ont dû attendre deux semaines pour découvrir enfin que la mère du patron a été acceptée, par contre lui, toujours pas ! Incompréhension, colère, rage ! C’est ainsi que la mère du patron est partie seule rejoindre son fils ainé pour célébrer la graduation de la petite et que le patron s’est trouvé emprisonné en Egypte sans aucune raison valable, sans que personne de cette maudite ambassade du Canada lui explique les raisons de ce refus de visa, le premier refus de visa de sa vie !

Et la cerise sur le gâteau, pour continuer la série noire, depuis quelques jours le patron remarque qu’il a du mal a voir clairement et que souvent, il sent que la vue de son œil gauche, l’œil qui fonctionne encore, puisque l’autre a décidé de faire grève, cette vue donc est assez brouillée. Il s’est regardé donc un jour de près dans le miroir pour remarquer qu’il pouvait discerner comme un nuage blanc dans l’œil ! Cataracte ? Le patron n’en sait rien. Mais, ce soir là, le patron a été pris par des montées de panique, pensant qu’il devait se faire opérer à l’œil et que, si jamais quoi que ce soit arrive de travers, il pouvait devenir aveugle. Il a beau essayé de se convaincre que, si c’était la cataracte, c’était une opération facile et que tout ira bien. Mais qu’on n’a qu’un œil qui voit, on n’a vraiment pas envie d’y toucher, facile ou pas, une opération reste une opération. Du coup, depuis quelques jours, il vit dans l’angoisse en attendant son rendez-vous tant attendu avec son médecin et qui aura lieu dans deux jours.

Vous comprenez alors, chers lecteurs, pourquoi le patron avait du mal à écrire ? Comment mettre sur un blog qui a pour titre « la joie » toute cette énergie négative qui, semble-t-il, a décidé de s’acharner contre le patron.

Mais, malgré tout cela, le patron a toujours du mal à se laisser abattre par la vie. Il refuse de croire que la vie est mal faite. Il a déjà expérimenté les merveilleux moments que sa vie lui a offerts ! Comment alors se laisser aller à la déprime, à la peur, au découragement, à l’amertume, quand cette vie, envoie de temps en temps de vrais cadeaux qui viennent illuminer le ciel du patron.

C’est pour cela qu’il a décidé de rouvrir les portes de sa pension grandes ouvertes pour recevoir les couchsurfers (ceux qui demandent de séjourner chez lui pour quelques temps).P1070168 Et c’est ainsi qu’il a reçu Mathieu, un jeune français, routard, qui était passé chez lui en décembre et qui était reparti ensuite juste avant la révolution vers le Soudan. Cinq mois plus tard, le voilà qui réapparait en Haute Egypte, téléphonant au patron pour lui annoncer son retour pour quelques jours à la pension de la joie. Le patron l’a accueilli les bras ouverts parce qu’ils avaient énormément sympathisé lors du premier séjour de Mathieu au Caire. Et c’est ainsi qu’ils ont passé des soirées à papoter à propos des aventures du jeune Français au Soudan, lui racontant à quel point ce peuple voisin est gentil, simple, chaleureux. Le patron avait souvent envie d’aller découvrir ce pays tout proche mais, apparemment, le moment n’est pas encore venu. Des soirées donc au Horeya café pour retrouver de vieux copains, descendre des bières, et se faire de nouveaux amis.

P1070157Puis, pendant le séjour de Mathieu à la pension de la joie, arrive un autre jeune Brésilien, Sandro ! Un soleil resplendissant qui entre dans la pension, l’illuminant tout entière ! Le Brésilien type qui rayonne par sa gaité, son sourire, son humour. Bien que Sandro vive en Russie depuis quelques temps, il n’a pas perdu son sang chaud de l’Amérique du Sud. Depuis la première minute, le contacte est très bien passé entre Sandro et le patron. Lui, qui devait rester trois jours seulement à la pension de la joie pour repartir ensuite au Sud découvrir Louxor et Assouan, s’est trouvé tellement envouté par cette Mégapole qu’est le Caire et y est resté enfin durant les dix jours qu’il avait prévus pour ce voyage.P1070160 En moins que trois jours, Sandro avait sympathisé avec la moitié de la clientèle du fameux café Horeya. Il sortait le matin pour commencer ses visites en plein chaleur et le patron le retrouvait tous les soirs, au même café, entouré de Brésiliens, de Chinois, et surtout de Français. Sandro, journaliste free lance, parle portugais, espagnol, français, italien, russe et il veut maintenant se lancer à étudier l’arabe. Tombé sous le charme de l’Egypte, et notamment du Caire, il a décidé d’y retourner en Mars prochain pour se mettre sérieusement à l’étude de la langue arabe.P1070177.JPG Avant de partir, il a avoué au patron que bien qu’il ait passé juste dix jours en Egypte, il avait l’impression de laisser un pays magique où il se sentait chez lui. En dix jours, il a vécu comme un vrai Egyptien,P1070175.JPG découvrant tous les lieux insolites du Caire, descendant bière sur bières durant les chaudes soirées, papillonnant partout. C’est aussi Grâce à lui que le patron a fait la connaissance de Kin, un chinois de Hong Kong, de passage lui aussi au Caire, et qui a fini, lui aussi à la pension de la joie après le départ de Sandro et de Mathieu.

Kin, lui aussi est entrain de faire le tour du monde ! Décidemment c’est à la mode ces jours ci ! Après avoir parcouru plusieurs pays d’Afrique, montant de Cape Town, en Afrique du Sud jusqu’au Caire, sa dernière destination sur ce continent, il a passé quelques jours à la pension de la joie. Lorsque le patron a su que Kin remontait de L’Afrique du Sud, il lui a demandé alors, si, par hasard, il n’avait pas croisé, sur son chemin, deux jeunes à vélo qui descendaient eux vers Cape Town. Le jeune Espagnole Joseba et sa copine Suisse Corine, qui avaient séjourné en Mars 2011 à la pension de la joie et dont le patron avait parlé dans un des ses tout derniers articles. A sa grande surprise, Kin lui a dit qu’il les avait rencontrés en Uganda chez un Couch surfer qui les a logés tous les trois au même moment ! La pension de la joie est devenue donc un point de passage important entre l’Afrique du Nord et du Sud ! Malheureusement, Kin a passé sa première journée à la pension bloqué au lit à cause d’une insolation. Lorsqu’il est arrivé à la pension il ne savait pas combien de jour il allait y rester, vu qu’il ne trouvait pas encore de moyen de transport terrestre pour arriver en Turquie, à cause des évènements politiques qui remuent le Syrie actuellement. Il ne pouvait pas non plus prendre la route de L’Afrique du Nord pour continuer sa visite des pays à l’ouest de L’Egypte à cause des évènements en Lybie ! C’est vrai que la situation politique actuelle est loin d’être propice pour les fous de voyage comme Kin, Mathieu et d’autres. Mais, cette envie de découvrir le monde est tellement grande chez ces gens que rien ne les arrête. Kin a vite trouvé enfin un billet d’avion pas cher vers l’Espagne pour continuer ainsi son tour du monde. Trois jours après, il était déjà parti vers d’autres cieux, encore plus au Nord.  ( pas de photos pour Kin, le patron les a perdues )

 Mais, la pension n’est pas restée longtemps sans clients. ( à suivre) 

 

 

Par nagui chehata
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Dimanche 24 avril 7 24 /04 /Avr 12:29

chocolat-chat-gBonne fête à tous les lecteurs et les amis de la Pension de la Joie ! Que chacun trouve en lui, la force de renaître à sa façon !

Par nagui chehata
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Samedi 23 avril 6 23 /04 /Avr 12:03

 

P1070039Une des demandes de couchsurfing qui a le plus turlupiné le patron c’était celle de deux Turcs qui arrivaient en Egypte après avoir séjourné quelques jours en Jordanie. Lorsque le patron a lu leur profil, il a sauté au plafond quand il a vu qu’ils avaient reçu chez eux des centaines de personnes ! Y aurait-il des gens plus fous que lui donc ? Même s’ils avaient l’air de deux hippies typiques, le patron voulait les accueillir chez lui. Il n’avait jamais fréquenté ce monde de hippies, il ne savait pas très bien à quoi ça pouvait ressembler, et comme tout le monde il avait ses idées reçues sur ces gens là ! Mais comme le patron ne voulait pas que ces idées là le bloquent et lui interdisent de vivre des moments de découvertes heureuses avec eux, il a décidé d’accepter de les accueillir à la pension. D’ailleurs, la pension n’avait jamais encore connu des Turcs et le patron se rappelle bien du beau séjour qu’il avait passé à Istanbul il y a deux ans. P1070048Baran et Gemré devaient arriver à une date précise, puis le patron n’avait eu aucune nouvelle d’eux. « ça commence bien », s’est –il dit ! Puis deux jours après, il apprend qu’ils étaient bloqués à Aqaba et qu’ils attendaient les sous nécessaires pour pouvoir prendre le bateau et arriver en Egypte. Quelques jours après, le patron reçoit un mail où ils lui annonçaient qu’ils allaient enfin débarquer au Caire, venant du Sinaï en stop. Vu que le stop n’est pas une pratique très courante en Egypte, le patron avait quand même un doute sur leur arrivée. Puis, un jour, un appel : ils sont bien arrivées à la place Héliopolis, tout près de chez la mère du patron. Le patron est allé alors les chercher et ils sont enfin arrivés à la pension.P1070036 Pantalon large et à moitié déchiré, sac à dos, cheveux longs, bien bronzés, ils avaient l’air plus de gitans que de deux Trucs en vadrouille. Comme le patron ne parle pas encore le turc, ils discutaient en Anglais. C’est ainsi qu’il découvre que Baran est musicien, joueur de batterie et que Gemré était prof de turc pendant quelques mois puis qu’elle a cessé de faire ce boulot où elle ne se trouvait pas. Elle a plutôt envie d’écrire des scénarios de film ! Même si elle parlait mal l’anglais, le patron et elle arrivaient à communiquer grâce à l’aide de Baran qui, lui, est assez fort en anglais. Puis, le patron commençait à découvrir leur rythme, assez lent à vrai dire. Ils pouvaient passer des journées entières à la pension, à rien faire, à se broncher sur internet, à se reposer, à glander. P1070024Quand le patron avait le temps, il les entrainait au café horeya pour boire une Stella, sinon, ils se promenaient tranquillement pour découvrir le Caire, rencontraient des musiciens de rue lors d’un festival au centre ville. Baran s’est même trouvé sur la scène durant un concert pour donner un coup de main à un groupe de musiciens avec qui il a sympathisé. Bref, un rythme de découverte de la ville que le patron n’avait jamais encore rencontré, loin de la frénésie d’autres clients de la pension qui veulent tout voir en très peu de temps. Lorsque le patron rentrait chez lui après de longues journées de travail, il trouvait leur chambre bien rangé, ce qui plaisait beaucoup au patron, par contre, il a pu vérifier la véracité de l’expression « fumer comme un Turc ». Depuis leur passage d’ailleurs, le patron a décidé de classer le patron en zone non-fumeur pour protéger ses poumons et surtout les petites poumons de ses pauvres chats qui devaient supporter toute cette fumée. Puis, comme le patron voyait qu’ils s’éternisaient à la pension et qu’ils n’avaient aucune idée de quand ils allaient repartir, et comme il allait avoir d’autres clients à la pension, le patron a dû leur demander de libérer la chambre avant la fin de deux semaines. P1070058Pour leur dernière soirée à la pension, ils se sont proposés de cuisiner et d’inviter un autre ami à eux, musicien qu’ils avaient rencontré lors de leur séjour au Caire. Repas turc donc quoique brulé en parti parce qu’ils l’avaient oublié sur le feu. Grâce à eux, le patron a découvert un autre rythme de vie, une autre façon de concevoir la vie, une façon simple, sans jamais se préoccuper du lendemain, chose que le patron a extrêmement du mal à faire. P1070060Ils sont partis de la pension, pour rencontrer un type rencontré près des pyramides qui leur avait proposé de les recevoir chez lui, au pied des pyramides où ils pourraient camper et y rester quelques jours jusqu’à ce qu’à nouvel ordre ! Depuis, le patron n’a pas eu de leurs nouvelles, mais l’expérience de les recevoir à la pension en valait la chandelle !

 

 

 

Par nagui chehata
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Vendredi 22 avril 5 22 /04 /Avr 09:18

Ce qui devient de plus en plus à la mode actuellement à la pension de la joie c’est la publicité que lui font les amis du patron. C’est ainsi que, lorsque ces amis reçoivent des amis de l’étranger et qu’ils ont envie de leur faire découvrir le Caire by night, la vie folle et tumultueuse de l’Egypte, ils téléphonent au patron pour lui demander s’il n’y a pas de chambre vide à la pension pour y emmener leurs amis.P1060948 C’est ainsi que Shéhab, jeune médecin que le patron avait fait la connaissance depuis deux ans par internet et qui est devenu , par la suite, un des meilleurs amis de la pension et de son patron, ce jeune médecin, très doué et prometteur, a téléphoné au patron pour lui dire que deux amis arrivaient de la Norvège et qu’ils aimeraient bien séjourner à la pension de la joie. Le problème c’est que le patron recevait en même temps, deux amis d’Alexandrie qui passaient quelques jours au Caire. En plus, il y avait aussi Matthieu, le jeune français qui habite à la pension déjà depuis trois mois. Mais comme le patron ne sait pas dire non, et surtout comme il pense toujours que plus on est, mieux on s’amuse, il a accepté de loger les deux Norvégiens. Et comme le hasard fait bien, mais toujours bien les choses, Matthieu partait durant le weekend quelque part, libérant ainsi la chambre d’amis pour quelques jours. Ainsi, sont arrivés à la pension de la joie Rami et Isha. Mais, au grand étonnement du patron, ils n’avaient absolument pas l’air Norvégiens ces deux là :P1060946 en effet, Isha est Iraquien mais vit en Norvège depuis une quinzaine d’année et a la nationalité Norvégienne. Styliste et décorateur, voilà ce qui explique son look assez bronché ! Le patron, tout content d’avoir un Iraquien à la pension, s’est rappelé alors de son séjour à Bagdad quand il était tout jeune, voire, enfant, à l’âge de 7 ans. Le père du patron avait eu un contrat à l’université de Bagdad pour y enseigner l’anatomie et toute la famille était partie pour s’y installer durant trois ans. Le patron s’en rappelle encore et arrive même à dire quelques mots iraquiens. C’est ainsi, avec Isha, ils ont longuement parlé de l’Irak et de leurs lointains souvenirs de cette ville qui était fort belle avant les guerres. P1060947Rami, lui non plus n’avait pas une tête de Norvégien : Lui, Egyptien, vit en Norvège depuis son adolescence et y travaille maintenant. De temps en temps, il vient en Egypte voir la famille et se ressourcer comme on dit. Le patron a pu passer avec eux quelques jours sympathiques même s’ils avaient toujours des amis à voir, des soirées folles chez des amis qui se terminaient le lendemain, couvre-feu oblige. Le patron aurait bien aimé trainer avec eux dans ces soirées, mais passer des nuits blanches n’est plus de son âge. C’est déjà loin l’époque où il pouvait faire la fête toute la nuit et enchainer tout normalement sur une journée de travail. Il a préféré laisser les « jeunes » s’amuser et s’éclater. P1060972Cela n’a pas empêché qu’ils passent tous ensemble, avec les amis d’Alexandrie de passage au même moment, et qui ont dormi, eux, l’un sur un canapé, l’autre sur un matelas par terre, des soirées à refaire le monde, à parler politique, sujet phare ces jours-ci depuis la révolution. Bref, un weekend où la pension a grouillé de monde, matin, midi, soir, pour le plus grand bonheur du patron.

Par nagui chehata
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Jeudi 21 avril 4 21 /04 /Avr 08:42

Le patron s’est toujours dit qu’il n’y a rien de mieux pour oublier son propre malheur que de se lancer à donner le maximum de bonheur à ceux qui l’entourent ! Malgré la perte de son père, décédé maintenant depuis deux mois, malgré aussi la fin brusque et inattendue de sa plus grande histoire d’amour de la façon la plus inhumaine, le patron a décidé d’arrêter de regarder son nombril , d’arrêter de pleurnicher sur son sort, qui, durant cette année 2011 est loin d’être facile, et a continué à ouvrir, encore plus grandes, les portes de sa pension afin de remplir sa vie et celle des autres, de joie et de bonheur.

Si le patron n’a pas écrit depuis pas mal de temps sur son blog, c’est que, tout simplement, il n’avait vraiment pas le temps : entre arrivées consécutives de clients à la pension et son travail, il ne savait plus où donner de la tête.

P1060951C’est ainsi qu’il a reçu donc ses deux premiers clients Argentins : Nicolas et Luciano. Deux couchsurfers très gentils qui débarquaient de …(oups, le patron ne s’en souvient plus !!! ) Nicolas avait fait la demande de couch sur le site depuis déjà quelques semaines et le patron, après avoir lu son profil, n’a pas hésité une seconde à le recevoir avec son ami à la pension. Tous deux amis d’enfance, ils sont partis faire, eux aussi, le tour du monde, depuis deux ans ! De l’Asie, vers l’Australie où ils ont séjourné quelques mois et travaillé dans les endroits et exercé des métiers tout simples. Mais qui sont-ils vraiment ces deux jeunes argentins ? Tous deux avaient des postes très importants en Argentine, l’un informaticien, l’autre dans le marketing, et chacun, de son coté, menait une vie normale et classique. P1060954Jusqu’au jour où, Luciano a eu un coup de ras le bol ! Il suffoquait et avait marre de cette vie trop bien réglée. C’est ainsi que sur un coup de tête, il a présenté sa démission et est parti, encouragé par le même coup de tête de son ami d’enfance Nicolas, pour découvrir le monde. Ils se sont trouvés alors entrain de traire les vaches dans les prairies australiennes,  de travailler comme plongeurs dans quelques restaurants sur des plages magiques de l’océan indien,  de faire des rencontres merveilleuses. Bref, d’après Luciano, ces deux ans de vadrouille les ont complètement transformés. P1060952Maintenant, leur avant dernière étape était l’Egypte qu’ils ont décidé de visiter sur un coup de tête, avant de se rendre quelques jours en Italie puis regagner enfin leur mère patrie. Leur plus grande préoccupation : Comment reprendre un rythme de vie normal chez eux après avoir découvert le plaisir de la liberté. Ils sont partis certes de la Pension de la joie après avoir apporté au patron une bouffé d’oxygène dans ses moments difficiles. P1060962Le patron s’en souviendra à jamais parce qu’il rêve pouvoir, un jour, commettre de telles folies !  

 

Par nagui chehata
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Samedi 12 mars 6 12 /03 /Mars 11:08

P1060917La pension de la joie a continué à tourner durant ces dernières semaines, semaines qui ont vu pleins de chambardements dans la vie du Patron. Ainsi, pour une nuit, le patron a dû dormir par terre, sur un matelas parce que la pension était en surbooking : Matthieu, jeune français qui venait d’arriver au Caire et qui va passer au moins un an pour son travail. Un autre Mathieu, dont le patron a déjà parlé sur son blog et qui attendait encore son visa pour partir en autostop au Soudan, puis encore plus au Sud. Nicolas et Marjorie, de France aussi et qui regagnaient la France après deux semaines passé en Egypte. Avant le commencement de la fameuse révolution égyptienne, c'est-à-dire avant le 25 janvier, la pension a reçu deux indiens du site Couch surfing dont le patron a déjà parlé dans un précédent article. Ainsi, tous ce beau monde a fini, pour une soirée, à manger au Felfela, autour du patron. P1060919Les deux Indiens arrivaient en Egypte pour un voyage qu’ils avaient souhaité faire depuis longtemps : Sorav et Kanu, sont eux aussi membres de ce site et ont déjà reçu pas mal de monde dans leur maison à Mombay en Inde. D’ailleurs, le patron pensait que la dite ville s’appelait Bombay, mais a été étonné de savoir que son ancien nom Mombay est de nouveau utilisé depuis une dizaine d’années. Ils travaillent très dur durant toute l’année pour pouvoir s’offrir chaque année un voyage dans un nouveau pays qu’ils veulent découvrir. P1060920Tout deux, extrêmement gentils, c’était, pour le patron, un premier contact avec les habitants de ce grand pays. Kanu, très expansive, est une femme très moderne, complètement européanisée. Le patron a par exemple appris que les femmes indiennes n’embrassent pas les hommes quand elles les saluent et ce comme une grande partie de femmes égyptiennes. P1060921Il a appris aussi qu’entre hommes, on ne s’embrassait pas non plus pour se saluer. Apparemment le contact physique reste quelque chose de très pudique. Pourtant, à leur départ, Kanu a fait la bise au patron, mais Saurav, lui est resté sur ses habitudes indiennes. Même s’ils ne sont restés que deux jours, une bonne amitié est née entre eux et le patron commence à penser sérieusement de visiter l’Inde dans un de ses prochains voyages.

P1060929Puis, durant la révolution, juste au milieu, c'est-à-dire après le fameux 28 janvier, jour où le couvre feu a été installé, le patron a reçu un appel d’une amie de France, ex-pensionnaire elle aussi de la pension de la joie, et qui demandait au patron de venir en aide à une collègue et sa famille qui se sont trouvés bloqués à l’aéroport, avec un vol qui a été remis pour deux jours. Ne pouvant plus retourner au centre ville à cause des manifestations et des évènements sanglants qui s’y passaient, ils ont fini par arriver à la pension de la joie. Le patron a dû alors laisser sa chambre au couple et mettre un matelas par terre pour leur fils dans le séjour. P1060926Pour détendre l’atmosphère le jour de leur arrivée à la pension, le patron a fouillé dans son frigo pour trouver une boite de fois gras qui lui était arrivée durant Noel et qu’il n’avait pas encore ouverte, une bouteille de Champagne, du fromage français, des saucissons de France. P1060924Bref, la famille française n’en croyait pas ses yeux de pouvoir manger tout ça, en Egypte, et durant ces fameux évènements ! Mais le patron connait bien les habitudes des français : Rien de mieux qu’une bonne bouffe pour améliorer leur moral ! Et il a réussi son coup ! Quoique les deux jours qu’ils ont passés à la pension étaient marqués par le doute sur leur départ en France à cause de la perturbation que l’aéroport du Caire a vécu avec les départs de milliers de touristes qui se sont précipités à quitter le pays, P1060927le patron a pu les calmer en faisant le stock de bouffe,  ne sachant pas jusqu’à quand allait durer le couvre feu et les pénurie. Bref, même s’ils avaient passé une heure et demie pour faire la queue au super marché, le patron et ses pensionnaires étaient tranquilles de voir la cuisine grouillée de produit de première nécessité et quelques remonte moral (des chocolats et des biscuits).

La famille Valiant a pu partir en France, après avoir passé deux jours qu’ils ne sont pas prêts à oublier ! Quelques jours après, le patron a reçu un appel du directeur de l’IUFM de Paris où travaille Madame Valiant pour le remercier personnellement pour son hospitalité. Un long appel où le patron lui a raconté un peu ce qui se passait en Egypte (Moubarak tenait encore à son pouvoir), et le patron n’a pas pu s’empêcher d’inviter le directeur de l’IUFM à visiter l’Egypte prochainement et à séjourner à la pension de la joie.

Pendant une semaine, le patron a dû quitter sa pension pour s’occuper de son père qui s’éteignait très lentement, semaine qu’il n’oubliera jamais.

P1060942De retour à sa pension quelques jours après l’enterrement qui a eu lieu le jour même du décès de son père (comme est la tradition ici en Egypte), le patron a reçu un couple très particulier : Un Espagnol, Joseba, et une amie à lui de la Suisse, Corinne. Tous deux font le tour du monde à vélo. Le patron a fait leur connaissance, eux aussi, via couch surfing. Ils avaient fait le tour de l’Asie en 2010 et les voilà maintenant qui s’attaquaient à l’Afrique. Ils avaient atterri à Sharm el Sheikh et avaient fait la route jusqu’au Caire. Le patron était curieux de voir ce couple assez spécial qui partirait de chez lui, tout droit vers Cape Town, le point plus sud de l’Afrique ! De la pension de la joie à Cape Town ! Quel défi ! Le patron les a trouvés près du Cinéma Roxy, pas loin de la pension de la joie, avec leur vélo extrêmement bien équipés. Arrivés à la pension, ils ont cadenassé leurs vélos sur le palier.P1060944 Même si le patron n’avait malheureusement pas assez du temps pour s’occuper deux, ils ont réussi, eux aussi, avoir leur visa pour le Soudan, et devaient partir le plus vite possible du Caire pour pouvoir arriver au Soudan avant l’expiration de leur visa soudanais qui se terminait trente jours plus tard. Ils tiennent un blog que le patron invite ses lecteurs et amis de visiter parce que le voyage qu’ils font et leur récit est plein de vie et de belles rencontres.

Depuis hier, la pension a vu l’arrivée de deux jeune Argentins, qui, eux aussi, font le tour du monde (en avion cette fois-ci) et qui viennent directement de la Russie après avoir fait le tour de L’Inde. Mais, là, le patron parlera d’eux dans son prochain article.

La révolution continue en Egypte, la vie continue à la Pension de la Joie ! Vers où nous mène la vie ? à suivre !

Par nagui chehata
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Mercredi 23 février 3 23 /02 /Fév 09:10

PICT0012

Le patron remercie beaucoup tous ceux et celles qui lui ont envoyé un message de condoléances ! Il sait que son Papa est maintenant plus heureux là où il est ! D'ailleurs, la paix avec laquelle le patron vit ces jours ci est inéxplicable ! Il est sûr que son père en est  la source !

Sa maman aussi est calme et tous deux passent plus de temps à se rappeler de son humour, de sa joie, de ses blagues, de son sourir, de tout ce qu'il avait de positif. Ils arrivent même à rire parfois ! C'est une perte certes, mais vécue dans la joie !

Aujourd'hui, d'après la tradition copte orthodoxe c'est la prière à la maison du " troisième jour" ! Prière où le prêtre vient à la maison pour prier devant le lit de mort surlequel on pose les habits qu'il portait lors de sa dernière heure. Prière qui permettrait, d'après la tradition, que son âme, se libère du lien de la terre et s'élance vers le ciel.

Par nagui chehata
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Lundi 21 février 1 21 /02 /Fév 03:08

samirbougainvillier

Il est quatre heures du matin, ce lundi Papa vient de nous quitter ! Tu me manqueras Papa ! Tu es, tu as été, et tu resteras le plus grand Papa du monde ! Au revoir mon Papa !

Par nagui chehata
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