Mardi 13 mai 2008

Au bout de quelques heures, les rues étaient tapissées de dessins d'enfants qui se sont amusés comme des fous avec leur parents, ou tous seuls, à déssiner sur l'asphalte de la fameuse rue. Tout était permis aux enfants: ceux qui ont fait des petits bonhommes, d'autres ont dessiné des voitures, d'autres encore ont écrit des commentaires. Bref, au bout de quelques heures, le patron s'amusait  comme un enfant à lire tout ce qui était écrit sur l'asphalte.
La rue Bagdad a connu ce jour là les contradictions les plus improbables. Entre le vendeur de patates douces installés paisiblement au beau milieu de la rue juste en face du resto suisse Le chantilly, le vendeur de pépins et de cacahouètes avec ses petits "tartours" de toutes les couleurs, il y avait de quoi ne pas s'ennuyer. Puis la rue offrait un spectacle unique que le patron vous laisse apprécier avec la séries de ces quelques photos commentées.
Femmes libérées, femmes voilées, hommes libérés, vendeurs amusés, cannettes de bierres jettées parterre, vendeurs de barbe à papa envahis par des passants de toutes provennances. Bref, il y avait de quoi écrire un bouquin et de prendre de tonnes de photos.
Et plus l'heure avançait, les rues devenaient de plus en plus fréquentées par des gens aux visages radieux. Le patron n'arrétait pas de se faire arréter chaque deux pas pour saluer, embrasser un ancien élève, des garçons qui ont tous bien grandi, ceux qui sont devenus comptables, ingénieurs, etc..., par des filles, celles qu'il a enseignées quand il a travaillé il y a 8 ans à l'école Sacré coeur d'héliopolis. Des embrassades, des "vous me manquez monsieur", des "suis content que vous vous rappelez encore de moi"... des petits moments de vrai bonheur pour le patron-professeur.
Les priviligiés qui habitent dans cette rue avait une vue superbe et ont transformé leur grande térrasse en lieu de réunions familiales, ou de rencontres entre amis et avaient une vue d'ensemble unique.

 Chacun à sa façon a eu droit à son moment de bonheur. Ceux qui allaient se fiancer ce soir là n'ont pas hésité de venir partager ce moment de bonheur de leur vie avec les gens dans la rue.








Mais les rois de cette journée étaient sans aucun doute les enfants qui se sont éclatés comme des fous. Libres pour une journée, sous l'oeil observateur de leur parents.
Cette photo est la préférée du patron, prise ce jour là. Voilà l'Egypte avec toutes ses contradctions. Et l'avenir de cette petite princesse? Finira t elle comme sa mère qui la surveille ou comme celles qui l'entourent? Pour le moment, elle s'amuse et c'est ce qui compte.
Au fond de la rue, juste en face du palais présidentiel, on avait installé un podium sur lequel plusieurs troupes sont venues pour présenter des musiques de plusieurs provenances. Et les gens bougeaient bien les hanches sans se soucier du quoi dirait-on.
Les petits soldats venants de provinces s'amusaient encore plus que tout le monde à voir leurs compatriotes libéré(e)s. Eh oui, chers amis, en Egypte, on peut heureusement encore danser dans la rue au moins une fois dans l'année.

Le tout était naturellement filmé par plusieurs chaines egyptiennes publiques et privées. L'année dernière, le patron avait eu l'occasion d'être interviwé sur OTV, chaine privée qui appartient au Multimillionaire copte Sawiris et qui essaye de diffuser une image positive et avant guardiste de l'Egypte.
Cette année, le patron a passé la journée avec ses amis venant d'un peu partout. Tout d'abord de gauche à droite, Frédéric, l'ami français habitant Maadi et qui a fait la traversée du Caire du Sud au Nord pour partager avec le patron ces moments. Puis Tim, le collocataire anglais du patron qui était émerveillé de voir tant de liberté en Egypte. Enfin, Fady, un ami héliopolitain du patron qui découvrait cette fête pour le première fois.

Et pour terminer, quoi de mieux de manger une bonne crèpe bretonne en plein héliopolis! Eh oui, le propriétaire de la crèperie des arts, à Maadi, propriétaire qui a vécu et travaillé pendant une vingtaine d'années en Bretagne et qui de suite, a ouvert une créperie au Caire, Ce jour là, pour la fête d'Hélio, il a loué un des standes décoré du drapeau français  et mis à disposition tout au long de la rue Bagdad, et,  s'est lancé à faire de bonnes crèpes au nutella etc ... Le patron, ce jour là, s'est senti pleinement réalisé, une journée bien à la française dans un cadre bien egyptien. Sa pensée va chaque fois, à son cher ami François Pradal, ex directeur du CFCC d'hélio qui était le premier à lancer ce projet de fête d'Héliopolis, il y a déjà 5 ans au moins. Heureusement que la première Dame d'Egypte, elle aussi originaire de ce quartier, a continué la symphonie.

par nagui chehata
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Mardi 13 mai 2008

Bravo pour ceux et celles qui ont trouvé la réponse à la devinette. Eh oui, en effet, c'était bien le vendredi 9, à Héliopolis, à l'occasion de la fête du quartier, fête désormais annuelle depuis le centenaire de ce quartier, c'est à dire depuis 5 ans. Ce jour là, le patron a tenu à assiter depuis le début pour prendre en photo la progression de la journée et pour profiter de chaque moment. Même s'il avait beacoup de leçons privées à donner, il a préféré sacrifier ses cours pour relaxer. La fête d'Héliopolis n'est surtout pas une occasion à perdre.
Mais commençons donc par le début de la journée qui a commencé à partir de midi et qui s'est terminée, avec des rues pleins à craquer et une superbe ambiance de fête qui a egayé tous les héliopolitains et même ceux qui sont venus d'autres quartiers partager cette journée.

Héliopolis quartier chic, riche oui, mais à vrai dire, le patron n'avait jamais encore vu une rolls royce jaloner les rues de korba et stationner devant le plus fameux vendeurs de fèves, Chabrawi. Peut être que le richissime propriétaire de cette bagnole avait des envies de peuple et s'est aventurer pour acheter un foul ? où ce n'est que le chauffeur lui-même ? Chauffeur certe mais qui gagnerais au moins 10 fois plus que le patron ! Bref, le patron ne pouvait sûrement pas rater cette occasion de prendre la photo, surtout que apparement la voiture sur la photo est un dernier modèle sur le marché.
Cinq mètres plus loin, le patron est tombé sur l'autre extrémité de la société egyptienne:  plus habitué à ces scènes de pains qui refroidi par terre, le patron n'a pas résisté à prendre cette femme qui semblait se soucier le moins au monde de cette fête qui commençait entre ces deux pôles d'Egyptiens: ceux qui se promènent en Rolls et celle qui n'a même pas un sac pour porter ses 20 pains achetés après des heures d'attente.
Cette année la fête a pris un aspect internationnal et un thème qui a accompagné toutes les activités de la journée. Midi, la journée ne faisait que commencer et déjà les gens arrivaient en tenu de vacances pour découvrir la célébressime rue Bagdad à Héio transformée en rue piétonne à l'occasion.

Entre la Rolls et la dame aux pains, la haute classe moyenne s'est précipitée dès les premières heures à profiter des tables des différents restos qui remplissent la rue. Pas moyen de trouver une table vide et les gens semblaient peu se soucier du soleil et de la chaleur. Tous étaient justement en tenu de vacances, short, brettelles, etc , ... quoi de mieux pour prendre un peu de couleurs.
( à suivre)

par nagui chehata
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Dimanche 11 mai 2008
Où est ce que le patron a bien pu prendre cette belle photo ? Il vous laisse deviner, et le plus fort d'entre vous aura une bonne récompense ! Une bierre bien fraiche en tête à tête avec le patron . Une occasion dont beaucoup rêvent. Pour le moment, il laisse durer le suspense faute de temps puisqu'il est submergé de travail jusqu'à mardi. Ces élèves se préparent pour l'examen final. Promis, mardi, attendez vous à un super artcile sur ce jour insolite. En attendant, il attend vos réponses!
par nagui chehata
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Mardi 6 mai 2008
Dimanche dernier, le patron avait son rendez-vous tant attendu avec son ophtalmo pour voir comment allait son oeil. Cette fois-ci, beaucoup plus que les autres fois, le patron était mort de trouille. Dernièrement il sentait que le champs de vision de son oeil malade était plus noir et qu'il y avait une détérioration dans l'opération. Il continuait à espérer mais parfois des crises d'angoisse le prenait et il essayait de vite s'en débarrasser en se disant que ce n'était que des hallucinations. Ce qui augmentait un peu plus la peur du patron c'est qu'il était allé le soir de pâques danser à after 8 avec des amis, chose qu'il n'avait pas faite depuis sa dernière opération. Au lendemain de cette soirée, le patron a eu une grosse frayeur: et s'il n'aurait pas dû danser ainsi et bouger? aurait il contribué connement à ce que la rétine se décolle de nouveau ? pourtant il avait dansé en faisant bien gaffe de ne pas trop secouer son corps désormais vulnérable. Une semaine donc d'attente jusqu'au rendez-prévu. Il sentait qu'il allait entendre une mauvaise nouvelle et c'est pour cela qu'il avait commencé à préparer sa mère à entendre des choses pas très agréables.
Bref, c'est avec cette trouille au coeur que le patron est allé à l'hopital accompagné comme d'hab de sa chère mère. Il s'était mis d'accord avec Monsieur Saad, le chauffeur de taxi avec qui il avait fait connaissance depuis quelques semaines et qui vient le chercher de temps en temps pour des courses quand le patron n'a pas trop envie d'attendre dans la rue bêtement. Saad était venu à l'heure, ils sont allés chercher ensuite la mère du patron qui craignait les nouvelles manifestations prévues ce jour-là par les frères mesulmans. Tôt le matin , le père du patron avait essayé de le persuader de ne pas aller à son rendez-vous avec le médecin de peur des manifs, mais le patron a laissé éclater sa colère, poussé par l'accumulation de la peur de la semaine et a insisté d'y aller même non accompagné.
Une fois à l'hopital, le patron a salué les secretaires qu'il connait bien désormais, les infirmières, une en particulier très souriante et qui lui met chaque fois les colirs. Le patron la trouve très sympa et laisse échapper à chaque fois la petite phrase qui la fait mourir de rire en lui mettant les colirs.
Deux heures et demie d'attente, rythmée par la voix du sheiks à la télévision qui lisait le Coran, le patron et sa mère en conversation entrecoupée de commentaires sur tel ou tel patient qui arrive, ou bien par des moments de lectures, la mère du patron le nez dans son journal qu'elle a soigneusement apporté pour tuer le temps, le patron, essayant de se concentrer dans la lecture d'un nouveau roman en arabe qu'il a dernièrment acheté.
Puis, le moment fatidique s'approche. Le patron n'arrive plus à se concentrer et commence à sentir ses mains moites et glaciales qui le gènent. Il essaye de se concentrer dans une prière pour se calmer et se donner le courage. La peur lui fait monter les larmes aux yeux. Il va surtout pas pleurer là, dans la salle d'attente, devant tout ce monde là. Il ne veut surtout pas pleurer non plus devant le médecin. Il doit positiver. Il positivera.
Midi et demi, on l'appelle. Le patron entre , suivi de sa mère, salue le docteur. Celui ci lui fait le teste de champ de vision, puis l'osculte plus précisement avec son appareil. Le patron ne fait que prier sans voix. Le médecin, après quelques secondes d'oscultation qui semble interminables dit: Tout va bien. Tout est en place. Rendez-vous dans un mois pour oscultation. Le patron respire profondement. Il sourit, remercie infiniement le médecin, une folle envie de l'embrasser pour le remercier. La vie continue.
par nagui chehata
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Jeudi 1 mai 2008
Depuis trois jours, la pension a un nouveau client très British ! Tim a attiré à la pension grâce à une amie en commun qui a envoyé un mail au patron lui annonçant que ce jeune anglais arriverait bientôt au Caire et était à la recherche d'une chambre à louer pour quelques temps. Vous pouvez bien vous rendre compte la joie du patron qui commençait à s'ennuyer dans une pension un peu trop vide depuis quelques temps. Tim, après quelques jours passés dans une pension minable au centre ville, a finalement contacté le patron le jour de sham el nessim, le lundi de paque, et a fait une visite éclaire à la pension pour voir s'il s'y plairait. Resultat: Le lendemain , Tim arrive à la pension et occupe désormais la chambre numéro un. Pour la première soirée, ils sont restés à papoter jusqu'à une heure du matin de tout et de rien, tissant ainsi un début d'une amitié egypto anglaise. Tim apprend l'arabe et donc, le patron passe son temps à paler en arabe avec lui, et corrige pas mal de mots que Tim prononce mal ou bien dans un arabe trop classique.
Déjà le patron a commencé à entrainer le client anglais dans ses soirées nocturnes. Ainsi, hier soir, il a pu découvrir L'after 8, avec une soirée arosée à la bierre, et entouré d'autres amis avec le patron. Ce matin, le patron a profité du congé du 1er mai pour sortir avec le client et lui faire découvrir, à pied, la beautée du quartier d'héliopolis avec son architecture unique. Une promenade à Korba, une visite à la nouvelle librairie Shorouk qui rivalise avec Diwan, quelques livres en arabes achétés pour améliorer l'arabe de Tim. Quoi de mieux d'acheter le best seller actuel Taxi, ecrit dans un arabe totalement egyptien avec les mots les plus dialectals possibles. Puis, une carte sim egyptienne et enfin, pour terminer quelques bons cafés dégustés sur la superbe terrasse du starbucks à korba entouré de supers nanas et de toute la clique héliopolitaine qui profite aussi de ce jour de congé.
Tim et le patron ont passé deux heures tranquilles à parler de tout et de rien, à lire des passages de Taxi et le patron a montré tout son talent de professeur pour expliquer les mots trop difficiles que son nouvel étudiant anglais ne connaissait pas. Il avait l'air heureux Tim d'avoir attéri dans un quartier aussi sympa qu'héliopolis et de découvrir qu'au Caire, malgré tout, les gens aiment prendre le temps de vivre, de bavarder, de se relaxer. Après tout, c'est aussi pour ça que le premier jour de mai est congé pour les travailleurs.
Bref, le patron était bien content d'avoir montré une partie d'hélio à son nouveau client et a, lui aussi, pu profiter de cette occasion pour se dégourdir les jambes, faire une bonne promenade dans son quartier préféré et perdre quelques grammes de trop en marchant un peu plus qu'il ne le fait d'habitude.
Avant de terminer cette promenade, le patron a appris que le vendredi 9 mai, le quartier va célébrer la journée d'héliopolis: la célèbre rue Bagdad sera piétonne pour quelques heures et le quartier s'habillera de couleurs de fêtes. Pour cette occasion , le partron invite tous ses lecteurs et amis qui peuvent faire le déplacement ce jour là, pour venir profiter d'une vie de quartier que nul part ailleurs au Caire ils ne rencontreront. Rendez-vous donc le vendredi 9 mai, rue bagdad vers midi.
par nagui chehata
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Mardi 29 avril 2008
Lorsqu'il y a fête en Egypte, il y a bouffe! et quelle bouffe ! et des kilos en plus ! Le jour de Paques, autre buffet préparé soigneusement par la mère du patron: Bien que il y ait de moins en moins de monde à table le jour de fêtes à cause des évènements de la vie qui éparpillent les membres d'une même famille, les plats n'en manquaient pas ce jour de fête: La mère du patron a tenu à tout préparer comme chaque année: au menu du jour: Canard, molekheya, riz, pate feuilletée farcie à la viande hachée, feuilles de vignes farcies, kofta, camouneya, macoronie à la bechamel au four, ferik, salades variées! et combien de personnes à table? Quatre. Les parents du patron, L'oncle Adam, célébrissime sculpteur egyptien ( voir l'article Haréneya), et le patron lui même. Ce jour là, il y avait à manger pour tout un quartier!
La mère du patron était plus que crevée après ces 4 jours de cuisine cuisine et recuisine! Quoique les années commencent à peser sur elle, elle continue à passer les jours de fêtes entre les casseroles et devant la cuisinière ! Chaque année le patron essaye de lui faire comprendre qu'elle peut cuisiner moins, et chaque année, elle se plaint à la fin de ces jours de fête, d'être morte de fatigue et elle jure que l'année prochaine elle ne fera pas tout ça. Puis, la fête arrive, et la voilà de nouveau qui plonge dans ses casseroles, quelques larmes aux yeux en pensant à son fils ainé installé au Canada, regrettant de ne pas avoir ses petites filles chéries autour d'elle, attristée par cette vie qui dispatche les familles. Le patron lui, ne peut en aucun cas fuir ces jours de fête en famille. Il se sent toujours l'obligation d'assister juste pour faire le contre poid de ce frère émigré.  Bref, Entre un père malade et a besoin d'être assisté, une mère avec des larmes aux yeux, et des oncles et tantes de moins en moins présents, les jours de fêtes ne sont pas vraiment ce que le patron préfère le plus durant l'année. C'est pour cela qu'il reprend à coeur joie aujourd'hui le chemin de l'école où il va retrouver ses élèves chéris pour finir cette année scolaire dans peu de jours.
par nagui chehata
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Dimanche 27 avril 2008
Samedi des Lumières, où Samedi saint. Le patron est allé comme chaque année diner chez ses parents. Soirée intime, à trois, mais pour laquelle la mère du patron a passé la journée entière dans la cuisine à préparer le repas traditionnel de tous les coptes. Le patron lui aide à mettre la table, à y installer son père et à allumer la télé pour suivre la messe retransmise en direct sur la chaine nationnale à 22:30.
Le table est pleine de bonne choses et le repas va trainer en longueur en regardant la télé et en faisant de commentaire sur ce qui se passe à la messe et pour faire des compliment à la mère du patron comme quoi le repas est excellent.
Mais de quoi se compose ce repas qui se répéte chez tous les coptes d'Egypte et même chez ceux qui ont choisi de quitter le pays et d'aller s'installer au Canada, en Amérique, en Australie, les trois detinations préférées des coptes?
Tout d'abord, La Fatta: plat composé d'une couche de pain imbibé de soupe de viande, puis une couche de riz blanc, et enfin, le tout couvert d'une sauce tomate à base d'ail et de vinaigre. Le parfum est irresistible et en ecrivant ces lignes, de nouveau le patron a l'eau à la bouche bien qu'il ait bien mangé, même un peu trop, hier.
Le plat est accompagné de plusieurs viandes: Viande bouillies dans la soupe, Viande à base de cumin appelée Camouneya, specialité du père du patron qui insiste à la cuisiner lui même malgrè sa céssité. Le père du patron , chaque année, demande qu'on lui prépare tous les ingrédients, et lui même passe une bonne heure dans la cuisine pour préparer sa fameuse camouneya, goutant chaque fois lorsqu'il ajoute un ingredient. Et c'est toujours excellent!
Le plat de Fatta est un plat egyptien qui accompagne coptes et mesulmans durant les fêtes. Les mesulmans le mangent aussi après avoir egorgé le mouton lors du grand Bairam. Plat de fête principalement, ce samedi saint , le frère du patron installé au Canada depuis déjà 7 ans, mangeait le même plat avec tout ce qui l'accompagne. Une amie franco egyptienne née à paris et qui y vit encore vient de dire au patron , grâce au clavardage, qu'elle a mangé, elle aussi le même plat! Là où il y a la Fatta, il y a un egyptien dans les parrages!
Enfin les oeux frites au beurre ou Bed Mezarrelel, plat aussi de fête, qui se mange avec du sel et du cumin. Ce plat aussi, seul les coptes l'ont sur la table de fêtes et est un plat de fête très apprécié qui accompagne toujours les repas de noel et de la résurection.
Bref, le patron a fait un dodo d'enfer après tout ce qu'il a bien pu manger hier. Aujourd'hui, autre repas en famille. à suivre donc.
par nagui chehata
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Samedi 26 avril 2008
Voilà où le patron a passé son vendredi Saint, une messe normale comme tout le monde, c'est à dire, une prière qui a duré juste deux heures, en français avec une homélie en arabe. Quoi ? En Français? Les coptes auront ils perdu la tête? Y aura t il eu un miracle pour qu'ils comprennent que la langue copte n'est pas tout à fait celle qu'on parle au vingt unième siècle? Rien de tout cela! Le patron a juste eu le luxe cette année de ne pas assister à la prière du vendredi saint chez les coptes mais a préféré aller chez les latins catholiques,à la Basilique Notre Dame à Héliopolis, où la messe se fait en français et en arabe. Pour plaire à tout le monde, ce jour là, la messe était donc totalement en français avec juste l'homélie en arabe. Héliopolis, quartier avec une forte présence de francophones, dont fait partie le patron, a se privilège d'avoir une superbe basilique contruite par le fameux Baron Empain, Baron Belge qui a construit ce quartier il y a déjà 105 ans. à une centaine de mettres de La basilique , se trouve aussi son célèbre palais fermé depuis des dixaines d'années. Il a aussi construit cette superbe basilique avec la même pierre blanche dont la pluspart des maisons de style néo coloniale sont construites. Les rumeurs disent qu'il y aurait un tunel secret reliant le palais à la basilique utilisé par le Baron en personne pendant les jours de grosse chaleur. Messe donc de durée normale où le patron a pu appercevoir quelques uns de ses élèves et leur parents.
Accompagné de son ami et cher client alexandrin qui est arrivé à la pension avant hier, le patron s'est ensuite dirigé, vers 17 heures, chez ses parents. Sur le chemin, le patron a voulu prendre en photo les autres églises qui poussent un peu partout à Héliopolis. Ce quartier, a eu une forte présence d'habitants de différents nationalités qui représentaient L'Egypte du début du siècle passé, quand le Caire était vraiment cosmopolite. Les vieux de la famille du patron racontaient qu'on n'entendait parler dans les rues d'Hélio qu' en français, en Italien et en grec. Surtout pas l'anglais ! Héliopolis était donc habité par toutes ces nationalités et surtout par des libanais et des syriens. Les libanais donc, maronites en majorité, ont construit cette célèbre eglise où Sainte Rita est particulièrement vénérée. Surnomée La sainte des cas désespérés, pas mal de mesulmans vont prier devant sa statue et y déposent des fleurs.
 Prèsque arrivé tout prés de chez ses parents en très peu de temps vu les rues quasi désertes ce jour là ( les habitants du Caire sont tous partis en long week end au bord de la mer, les autres, étaient en prière dans les églises), le patron a aussi pris en photo, une autre église importante des Caldéens. Les chrétiens de L'iraque, ont eu aussi leur église et c'est la Sainte Fatima qui y est particulièrement vénérée. Autre Sainte, mais même dévouement de la part des mesulmans et des chrétiens. Cette église, souvent fréquentée par le patron lors de ses années d'études universitaire, est particulièrment calme et même si peu de caldéens vivent encore en Egypte, d'autres fidèles d'autres rythes y vont régulièrment. Le patron aime bien y aller le samedi saint vers minuit: La lumière s'éteint, le prêtre passe avec une grosse sièrge, et les fidèles allument leur petite sièrge progréssivement. Beau spéctacle que le patron apprécie particulièrment.
Finalement, le patron a dû tourner en rond plusieurs fois autour de la maison familiale pour trouver une place et garer la voiture alexandrine. Mission impossible puisque la maison est entre Sainte Fatima et l'eglise Copte orthodoxe, (enfin eux), l'eglise Saint Georges. Les voitures, souvent garées n'importe comment, bloquent les rues, tandis que les fidèles eux prient paisiblement Dieu! Prière interminable à laquelle la mère du patron a assisté depuis 8:30 du matin jusqu'à 17:30! Lorsque finalement, le patron a trouvé une place, il est monté voir son père qui suivait comme prévu la prière live sur la télé. Le patron du coup , a profité de préparer la table parce que ce jour là, c'est jeune jusqu'à la sortie de l'église. Au menu du jour tout ce qui ne contient pas de produit animal. Le vendredi saint, le repas est classique chez tous les coptes d'egypte: Fèves avec leur racines bouillies dans une soupe à base d'ail. Ta3meya, (boulettes de fèves broyées et cuite dans l'huile), salades variées, etc...
Repas donc passé devant la télé qui continuait à transmettre la prière live. Les femmes d'un coté, les hommes de l'autre, cette journée interminable se termine avec une 'matanyatt', mot copte qui veut dire: faire le signe de la croix, en se baissant à chaque fois, en disant Kyriyalaysson 400 fois, 100 orientés vers les quatres pôles du globe pour demander et apporter la grâce et la bénédiction de Dieu sur la terre entière! Ce jour là, dans cette église d'où la prière était retransmise, les fidèles ont pu manger après 19 heures! Jésus lui même n'aurait pas passé tout ce temps là sur la croix !
par nagui chehata
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Jeudi 24 avril 2008
Le patron va vivre sa fête de paques, mais évitera tout ce que les communs des mortels de coptes font en Egypte. Mais que font déjà les coptes d'Egypte durant ces jours "Saints" ? Beaucoup d'heures de prières, et quand ils terminent, ben , ils recommencent! Jeudi Saint, donc aujourd'hui, les coptes commencent une journée à l'église qui ne se terminera que vers les 15 heures. Durant cette méga messe, une cérémonie toute particulière a lieu: le lavage des pieds. Chez les catholiques, l'église a gardé le symbole millénaire et le prêtre lave symboliquement les pieds de douze personnes représentant l'ensemble des fidèles de l'eglise. Tandis que chez les coptes, la tradition tient à ce qu'on lave les pieds de TOUS les fidèles de l'Eglise, d'où la longueur interminable de la messe. Tout ce beau monde se déchausse et l'odeur n'est pas très bonne ce jour là vu les centaines des pieds nus qui se proménent sur un carellage souvent tapissé! Le patron trouve quand même que l'insistance des fidèles de se faire laver les pieds ce jour là est significative de leur foie que leurs péchés sont aussi lavées, effacées par une bénidiction divine.
Le vendredi saint c'est la journée où tous les reccords sont battus: La prière commence à 7 heures du matin pour ne finir qu'à 18 heures! Un vrai chemin de croix pour le patron qui, jusqu'à l'année dernière, devait accompagner son père à cette prière. Ils arrivaient à 8 heures du matin et c'était parti pour une dizaine d'heures durant lesquelles le patron dormait, se reveillait, écrivait des textos pour ses amis pour faire passer le temps, se faisait critiquer par les fidèles qui l'entouraient! Mais pourquoi le patron y allait puisqu'il avait du mal à vivre ces moments de prière comme ses compatriotes? Le père du patron tenait à assister à cette prière et, juste pour lui faire plaisir, le patron consacrait sa journée du vendredi saint. Souffrant de plusieurs maladies, le père du patron ne pouvait en aucun cas y aller tout seul. Le seul soulagement du patron c'est qu'il savait qu'il faisait ainsi énormément plaisir à son père. Il peut quand même se sacrifier un jour pour son père qui a tant donné durant sa vie. Ainsi, le patron vivait lui son chemin de croix et est sûr que le sacrifice qu'il faisait était bien apprécié par Jésus sur la croix. LUI au moins sait voir les vrais actes d'amour.
Cette année, le père du patron a découvert une chaine sattélite qui transmet la prière live! Du coup, il a décidé, pour le plus grand bonheur du patron, de rester à la maison et de suivre la prière par télévision! Cette année donc, le patron pourra aller chez les catholiques, là où la messe ne dure que deux heures et où il arrive vraiment à apprécier les événements de ce jour. Merci la technologie ! Le patron se rappelle une année où il a voulu aussi faire plaisir à sa vieille tante qui, elle, adorait aller assister à la prière de abou ralamsis, c'est à dire la nuit du vendredi au samedi saint, où la tradition copte veut que les fidèles lisent tout L'apocalipse durant toute la nuit, accompagnant ainsi Jésus dans son tambeau. Si vous faite un petit calcul, les fidèles coptes passent, durant ces jours saints, plus de temps à l'eglise que chez eux puisqu'ils restent 18 heures sur 24 entre le vendredi Saint et le samedi saint. Donc, ces jours ci, pensez bien à eux, y a des gens qui prient !
Photos prises par le net.
par nagui chehata
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Samedi 19 avril 2008
En se promenant dans la rue coté héliopolis aujourd'hui, le patron s'est rendu compte qu'il ne s'était pas rendu compte de l'arrivée du Dimanche des rameaux! En Egypte, les coptes ont cette tradition millénaire de poser les rameaux tréssés le long des murs des églises, la veille du dimanche des ramaux, pour les vendre aux coptes riches et moins riches à des prix qui varient selon le quartier et selon la tête du client! Le patron s'est amusé alors à prendre les vendeurs de rameaux en photo et a en même temps assisté à leur conversation: Ils avaient tous l'air tendus et stressé : ON les chassait de là où ils se posaient sous prétexte qu'ils n'avaient pas le droit ni l'autorisation de vendre sur le trottoire.
Métier d'un jour vécu dans la peur et la crainte! Les coptes riches n'ont aucune idée de ce que ces vendeurs subissent pour pouvoir gagner quelques livres en plus pour arrondir leurs fins de mois! Une dame en noir, tresse les rameaux, un sourire pâle cache un petit frémissement des lèvres, le regard inquiet: "Il faut pas les énerver, restons calme sinon ils peuvent nous emmerder encore plus et nous obliger vraiment à partir. Mais où pourrions nous vendre nos rameaux? Déjà on les a achetés au triple du prix de l'année dernière. - ah bon, même le prix des rameaux a augmenté ? - eh oui, l'année dernière, on les achetait à 100 livres les 100, cette année, on les a payés 300 livres les 100! "
Le patron les remercie pour avoir accepté d'être pris en photo, et continue son chemin, pensif, son rameau à la main. Combien de coptes penseront à ses pauvres vendeurs demain. Ils iront à la messe, béniront leurs rameaux, retourneront chez eux pour festoyer avec les leurs, tandis que, les vendeurs, eux, penseront comment ils se débrouilleront l'année prochaine avec cette vie qui ne les laisse pas en paix. Peut-être, le Christ fera une entrée plus triomphante chez eux aussi.
par nagui chehata
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